mardi 27 janvier 2009

Social Security System


Mon semestre pris en otage...

On a appris ça tout dernièrement. Par un "communiqué" affiché ET le texte de la motion. Nos amis les universitaires ont décidé de prendre nos notes du premier semestre en otage. Au nom de la lutte contre un décret d'application relatif à la loi LRU. Je reconnais que le texte n'est pas otpimal et que quelques dispositions sont à revoir (Dieu tout puissant en matière d'obligations et de droit comparé nous a servi un discours sur-mesure, agitant le spectre de la féodalisation de l'université -curieux nom pour l'autonomie - et le clientèlisme - nouveau mot pour responsabilité-, etc...). La seule chose qui me chiffonne dans le projet, c'est le pouvoir accordé aux présidents d'universités. Mais bon dieu est-ce que cela justifie la prise en otage des mes notes, MOI, manifestement tiers au litige?

jeudi 22 janvier 2009

Mon point de vue sur les revendications palestiniennes


Les Palestiniens demandent officiellement 3 choses au cours des négociations: la fixation des frontières d'Israël à la ligne verte (les "frontières" de 1967), le partage de Jérusalem pour y fixer la capitale de l'Etat palestinien et enfin l'application du "droit au retour" des réfugiers palestiniens. A titre personnel, je ne souhaite la réalisation de ces exigences (puisqu'il faut les appeler comme elles sont) telles quelles: pas maintenant, pas comme ça.

- Sur Jérusalem. Les Palestiniens exigent l'obtention de la souveraineté sur la portion de ville contrôlée par les Jordaniens jusqu'en 1967, plus connue sous le nom de "Jérusalem-Est", revendication largement acceptée en Occident comme "équitable". Certes, mais inapplicable. En effet, Jérusalem-Est ressemble plutôt à Jérusalem Nord-Est-Sud + la Vieille Ville. Basons nous sur les faits: cette portion comporte des quartiers juifs (dont on sait très bien ce qui leur arriverait en cas de contrôle palestinien): Ramot Allon, Neve Yaakov, Pisgat Zeev, Ramat Eshkol et Atarot au nord, Mizrah Talpiot au centre, et Gilo, Givat Hatamos, Givat Ha Arba, Har Homa au sud. Ils sont mélangés à des quartiens arabes, sauf au centre (le "coeur" de Jérusalem Est). Un partage territorial en l'état serait ingérable et dangereux, et une capitale arabe avec une très forte minorité juive serait mal perçue par l'opinion palestinienne (soyons réalistes). Certains proposent le partage tel quel (inapplicable dans les faits), d'autres une souveraineté israélienne sur les quartiers juifs et une souveraineté sur les quartiers arabes: les deux capitales seraient alors deux capitales-gruyères. Quant à la Vieille Ville, le souvenir de la dernière souverainté arabe laisse songeur (les juifs ne pouvaient accéder au Kotel), et l'on devient carrément inquiet lorsque l'on connaît la fiabilité des institutions touristiques et archéologiques palestiniennes. Je préconise donc l'annexion par Israël du Nord et du Sud, tandis que les Palestiniens conserveraient le centre et l'est. Les quartiers arabes seraient évacués en territoire israélien, idem pour les quartiers juifs en territoire palestinien. Catastrophe, certes, mais moins de tensions sans doute.

- Les "frontières" de 1967. Ce ne sont pas des frontières à proprement parler, mais une vague ligne de cessez-le-feu. Les Palestiniens demandent la souveraineté sur tout le territoire hors du contrôle israélien en 1966, mais là encore c'est inapplicable. Premièrement, Israël ne trouverait aucun bénéfice (mise à part une vague promesse de paix dont on sait très bien ce qu'elle voudrait dire dans la bouche d'un dirigeant palestinien; c'est comme qualifier Netanyahu de chantre de la paix: incohérent) à avoir un Etat palestinien si proche: à 12km de la mer par endroits; au vu de la situation actuelle à Gaza, c'est suicidaire! Deuxièmement, que l'on approuve ou pas leur présence, il existe en Cisjordanie (à Gaza le problème est réglé) 200 000 Israéliens ou plus. Un retour tel quel aux frontières impliquerait de les évacuer, opération ruineuse s'il en est. Mieux vaut évacuer ceux qui peuvent l'être, et conserver ceux qui habitent au plus près de la ligne verte... Autre contestation de la revendication palestinienne: si Israël n'a aucun droit du fait de sa victoire en 1967, les Palestiniens non plus. Avant 1967, la région avait été annexée par la Jordanie, qui a abandonné ses prétentions avant le nouveau siècle, et encore avant par les autorités ottomanes, puis britanniques; en tout état de cause, il n'existait pas, et n'a jamais existé, un Etat proprement Palestinien établi sur un quelconque territoire de la Palestine géographique. Donc, en droit, la Cisjordanie n'appartient à personne (du moins à aucun ETAT, je laisse à part le cas des territoires palestiniens autonomes). On devrait même parler de territoires disputés, et non de territoires occupés. En ce qui me concerne, je prend cela pour une bonne nouvelle: cela met les deux parties à égalité en un sens (et si on évacue les théories fumeuses de "territoires donné par Dieu" ou "terre d'Islam"), et les engage à négocier leurs frontières. Pour les Israéliens, cela signifie abandonner leurs idées de souveraineté totale pour des frontières fixes, internationalement reconnues, et surtout sécuritaires (ce sera toujours mieux que le flou juridique). Pour les Palestiniens, cela signifie renoncer à leurs convictions erronées pour obtenir des frontières fixes et un Etat avec une véritable substance (cela aide au développement, parait-il).

- les Réfugiés. Mon GROS point de désaccord avec les Palestiniens. Selon une hypothèse haute, près de 800 000 Palestiniens ont quitté le pays en 1948-1949, et 300 000 en 1967. Les raisons de leur départ ne seront pas traitées ici, il me faudrait un recueil tout entier pour en parler. Reprenons. Au mieux, sans tenir compte de la démographie, on devrait donc avoir on maximum 1,1 million de réfugiés Palestiniens, aidés depuis 1949 par l'UNRWA. Ils sont aujourd'hui environ 4,3 millions (1,7 million en Jordanie, près d'un million dans la bande de Gaza, 690 000 en Cisjordanie, 425 000 en Syrie et 400 000 au Liban). Comment est-ce possible? Simple. Contrairement au statut accordé depuis toujours par l'ONU à toutes les autres populations déplacées à l'occasion de conflits, le statut des réfugiés palestiniens est spécial: il englobe non seulement les "vrais" réfugiés, mais aussi leurs descendants. Fait unique, et plutôt inacceptable (valent-ils mieux que tous les autres réfugiés? Certes non, ni plus, ni moins d'ailleurs). Sans compter que des enfants de réfugiés ne sont pas enregistrés comme tels (ils seraient près d'un million, disséminés dans le Golfe), et que des Arabes n'ayant jamais mis les pieds en Palestine géographique se sont fait enregistrés, dans les pays d'accueil, comme Palestiniens, pour bénéficier de l'aide de l'UNRWA, qui offrait des conditions de vie meilleures que dans le pays d'accueil. Les Palestiniens voudraient accorder aux réfugiés et à leurs descendants le droit de revenir dans leurs anciennes demeures (certains ont même conservé leurs clés, qu'ils montrent avec émotion aux caméras du monde entier, suivis de près par un garde-chiourme d'un quelconque mouvement détestable). Là, je dis NON. Non, parce que les descendants n'on rien à y faire (ils auraient dû être intégrés dans les pays d'accueil, au lieu de quoi ils y sont traités comme des cas à part, les régimes voulant conserver un abcès de fixation contre Israël, sans bénéficier de la nationalité du pays où ils ont vu le jour. On pourrait parler de citoyens de seconde zone, mais cela impliquerait qu'ils soient déjà citoyens...). Non, parce que ce serait le prélude à la destruction d'Israël. Et enfin non, parce que ce serait faire de leur cause un cas supérieur à celle de tous les autres réfugiés, sans aucune considération des faits. Je préfère de loin une solution qui autoriserait les Palestiniens réfugiés originels (minimum 42 ans, entre autres conditions) à rentrer en Israël, et l'octroi de la nationalité du pays d'accueil aux autres (avec en parallèle une intégration à la société).

mercredi 21 janvier 2009

Marre d'Obama

Il y en a marre. Vraiment marre. Cette ambiance, cette hystérie, ce soufflet qu'est l'Obamania me tape sur les nerfs. Le monde entier vibre pour le nouveau Mister USA, sans vraiment prendre en compte que ses promesses de campagnes ne sont pas si audacieuses que cela. Va-t-il fondamentalement changer la donne? Peut-être, mais j'en doute. Notre homme se montre favorable aux agrocarburants, trouve la peine de mort pour les "crimes les plus haineux" (apparamment, le viol des enfants de moins de 12 ans entrerait dans cette catégorie) justifiée, possède des convictions protectionnistes peu intéressantes (des aides à l'agriculture, les pays en voie de développement apprécieront, et une posture "America First" à pouffer de rire), et enfin, a des idées étranges en matière de politique internationale (un retrait d'Iraq qui se concrétisera par un redéploiement ET une horreur dans le pays, une critique du laxisme pakistanais,...). Est-il vraiment le messie prophétisé par les médias? MMhhhh qui vivre verra...
Il m'ennuie, le monde qui l'adule m'ennuie. C'est lourd, à la longue...

dimanche 4 janvier 2009

Idée


Une idée sur un éventuel accord israélo-palestinien. Simple, mais aussi cher et douloureux. Explications: la ligne rouge tracée par MOI figure la frontière du nouvel Etat palestinien. A l'intérieur de cette frontière, toutes les localités israéliennes (figurées en violet et violet clair) seraient évacuées. A l'extérieur, toutes les localités palestiniennes (figurées en marron clair) seraient elles-aussi évacuées. Cela peut passer pour du racisme, mais... je pense que c'est mieux comme cela. Comme on peut le voir, Maale Adumim, toutes les villes israéliennes de la vallée du Jourdain, ainsi que de nombreux villes et villages israéliens seraient évacués; la ville de Qalqilya et les localités entre Jérusalem et Gilo aussi... Imaginez cette frontière assortie d'un Traité de paix, d'un redressement économique palestinien, d'un droit de maintient de la base militaire au nord de naplouse, et de périodes transitoires de 10 ou 15 ans (histoire d'habituer les gens à la paix et à la nouvelle situation). Elle présente, je pense, de nombreux avantages, surtout si vous comparez à la situation actuelle: misère, barrages, mur dans les Territoires disputés, et terrorisme, affaiblissement international en Israël.
(cliquez pour aggrandir)

mercredi 31 décembre 2008

Jusqu'à quand?


Cela chauffe de nouveau au Proche-Orient. Israël mène depuis samedi une campagne de bombardements d’une rare violence. « Plomb durci », le charmant nom de l’opération, aurait fait 367 tués et plus de 1700 blessés palestiniens. La rue arabe s’enflamme, et les manifestations se multiplient dans le monde occidental. Hier, le porte-parole de l’armée israélienne a évoqué publiquement la possibilité d’une invasion terrestre, ce dont on ce serait douté au vu des chars massés à la frontière, les 6 500 réservistes israéliens mobilisés et la déclaration de « zone militaire fermée ». De son côté, le Hamas continue l’envoi des roquettes Qassam sur le sud d’Israël, et a procédé par l’intermédiaire des brigades Ezzedine Al-Qassam au recrutement de 1 000 nouveaux membres, ce qui porte le nombre d’hommes prêts au combat dans la bande de Gaza à 15 000. Les chancelleries européennes se mobilisent, et appellent à un cessez-le-feu permanent et respecté, assorti d’un accès humanitaire. Comme s'il suffisait de cela pour régler la question.

La condamnation d'Israël est très facile lorsque l'on habite à Paris. Tout comme le sont les appels à la "modération" (il faudra m'expliquer le concept de riposte "mesurée") ou au cessez-le-feu. Si l'on examinait les raisons de l'attaque, au lieu de tenter de calmer le jeu de manière automatique?

Israël subit de façon continue des attaques de roquettes en provenance du territoire libéré de toute présence israélienne depuis septembre 2005 (on note une exception à l'été 2006 lors d'une intervention militaire). La vie est devenue infernale à Sdérot (qui vit au rythme des alarmes; lorsque cette dernière retentit, les habitants ont 20 secondes pour se mettre à l'abri), et désormais les villes d'Ashdod, Ashqelon et BeerSheva ne sont plus épargnée. Plutôt que de s'attacher à développer une société civile prospère, le Hamas préfère acquérir des armes et titiller son puissant voisin (preuve de son irresponsabilité). Rien n'y fait: ni les ponctuelles représailles, ni le blocus pourtant dévastateur n'arrêtent le désastre. Que reste-t-il à faire, sinon menacer de faire entrer les chars et affaiblir le Hamas en visant ses biens et ses partisans (bien qu'il faille cependant déplorer la mort de nombreux civils innocents et d'enfants)? Cette action est légitime, et la communauté internationale (et plus particulièrement les européens) devrait plutôt que d'appeler à un cessez-le-feu durable se pencher sur les causes profondes de l'escalade de la violence, en se demandant jusqu'à quand Israël devra subir les actions de son turbulent voisin. Si Israël impose un blocus et intervient, ce n'est pas de gaieté de coeur, mais bien pour répondre à des impératifs sécuritaires.

(crédit photo, si jamais elle s'affiche, ce qui n'est pas sûr: Haaretz)

mardi 16 décembre 2008

Triste machine arrière

C'est fait. On peut quasiment dire que la réforme de la classe de seconde est enterrée. En voyage à Ramallah, Xavier Darcos a annoncé son report. En language politique, cela veut dire que le texte retourne dans les cartons pour ne plus jamais en sortir. Pourtant, autant la réforme de l'école primaire était mauvaise, autant celle de la seconde était une bonne réforme. Il suffit que nos amis lycéens se mettent à braver le froid et à sécher les cours (rappelons qu'ils désirent pourtant défendre leur propre éducation... Bande d'hypocrites motivés par un trop-plein hormonal), pour que le gouvernement recule sur un texte crucial. Quel désastre...

Cette réforme d'inspiration libérale prévoyait notamment d'instaurer une plus grande liberté de choix dans les matières et un parcours plus personnel. Elle était attrayante: une organisation en 2 semestres, une semaine de 31h30 de cours (divisée en 22h30 d'enseignements généraux -le "tronc commun", 6h de modules - les "enseignements complémentaires", et 3h d'accompagnement personnalisé). Et en prime, à mi-parcours de chaque semestre, un conseil de classe où les élèves pourront faire le point avec leurs professeurs, ainsi qu'un véritable conseil de classe à la fin du premier semestre pour aborder l'orientation. Concernant le tronc commun, il est composé du français, des mathématiques, de l'histoire-géo, des SES, de la physique, des SVT, de 2 langues vivantes et du sport (contrairement à certaines rumeurs persistantes).

Concernant les modules, la réforme prévoyait le choix de 2 modules par semestre pour chaque étudiant (1 module = 3h par semaine durant tout le semestre). Dans les modules, beaucoup de choix, avec notamment: grac, latin, langues étrangères ou régionales, littérature française, arts et histoire des arts, mathématiques, physique, physique-chimie, SVT, informatique, SES, histoire géo, technologie...

Les (stupides) étudiants -pardons lycéens - qui manifestent le font-ils en connaissance de cause? Sûrement pas, vu les bêtises phénoménales entendues dans le bus, le train, la rue, devant la machine à café et aux abords des lycées (abords obstrués par des poubelles placées sciemment...). Il ne me reste plus qu'à leur souhaiter une bonne nouvelle année d'inertie du système scolaire, une réussite trompeuse et du bonheur dans le médiocrité militante. Ils se sont rapprochés dans ces manifs. Au moins la réforme avortée a eu du bon (commentaire amer).

réforme ICI

jeudi 4 décembre 2008

L'automobile propre est un leurre (I)

La voiture propre est à la mode en ce moment, esprit "Grenelle" oblige. On l'imagine solaire, à air comprimé, électrique, j'en passe et des meilleures. Malheureusement, même "verdie", l'automobile individuelle reste un bien nocif. Envisageons le cas des automobiles utilisant l'éthanol ou tout autre agrocarburant (ex-biocarburant pour les médias).
(Evreux. Mon bus, zi ONE... La Madeleine par Jean Moulin XD)
Cette fausse bonne idée a été très à la mode ces derniers temps, avant que l'on ne la pointe du doigt (légitimement). Elle est simple. On produit à partir de plantes un carburant. C'est séduisant: la ressource de base est renouvelable, non-fossile, elle peut pousser presque partout (ce qui évite d'importer ce liquide visqueux et noir de régions instables ou de contrées hostiles), elle maintient des emplois dans les territoires ruraux, et tout le CO2 émis par la combustion dans un moteur thermique de voiture est absorbé, dans la théorie, durant la croissance des plantes. Une équation "propre": émission de CO2, fixation par la plante, utilisation, re-émission etc... On peut produit le fameux nectar à partir de maïs, de colza (habitant Evreux, je suis habitué à voir sur mes bus "Je roule au Colza"... tsss), le tournesol, le jatropha, la canne à sucre, le palmier à huile,... Bref: des cultures généralement maîtrisées depuis longtemps.

SAUF QUE cette idée est une impasse

- Impasse, car la production en masse entre en concurrence avec les cultures vivrières. Entre manger et faire le plein, je vous laisse deviner ce qui a ma préférence. C'est logique: ce qui est consacré à la voiture, c'est ce qui ne sera absent du marché alimentaire. Moins de production (à surface constante voire en régression, urbanisation/désertification oblige) = hausse inévitable des prix. Les conséquences directes sont peu attrayantes: de la viande bien plus chère (le bétail se nourrit de quoi?), des céréales (donc le pain!) bien plus chères, des milliers d'affamés de plus, des émeutes de la faim parfois, le tout pour continuer à utiliser la voiture.

- Impasse, car une telle production de masse aurait des effets TRES négatifs pour l'environnement. Les engrais utilisés (sans condition de mesure, on ne produit plus pour alimenter les humains!) relarguent dans l'atmosphère quantité de cochoneries, lessivent les sols durablement (je n'ai rien contre une "aide" humaine à la nature, mais là, c'est de l'abus); les milieux naturels sont directement menacés (ainsi, la dégradation de ses tourbières par l'Indonésie, qui mise sur cet "or vert" pour se développer plus encore, émet une quantité énorme de CO2 chaque année, annulant ainsi tout bénéfice écologique) par la déforestation (pour planter directement ou réinstaller des éleveurs chassés) et la monoculture.

- Impasse, car en se passant des services de l'Arabie saoudite on va créer un nouveau cartel de l'or vert, qui dictera comme l'ancien ses prix au monde (la concurrence? Qu'est-ce que c'est, au regard des milliards de billets à amasser et ne pas redistribuer?). La solution sera alors comme autrefois d'utiliser le "contre-cartel" de l'AIE, qui nous incitera à moins consommer (histoire de bien peser sur des prix trop gonflés).

- Impasse, car si nous nous abstenons tous de manger, on ne pourra faire effectivement rouler que 40% du parc automobile. C'est médiocre, vu l'effort.

- Impasse, car la combustion de l'agrocarburant ne produit pas que du CO2 (ce serait bien trop simple): on peut citer les COV, qui lorsqu'ils décient de se réunir forment de l'ozone, cette arme de destruction massive anti-asmathiques.

- Impasse toujours, car le coût humain et social pour rouler aux agrocuarburants est bien trop lourd: pas dans les nations du Nord, non, mais dans celles qui émergent. On imagine tous ces quasi-esclaves, payés misérablement pour un travail inhumain de coupe ou d'entretient des précieuses cultures. On imagine aussi ces milliers de paysans affluant dans les villes (plus que d'habitude) ou errant en quête d'une terre, parce que leur région d'origine ne leur permet plus de cultiver ce qu'ils pourraient manger.

Là encore, j'en passe et des meilleures, la liste n'est pas terminée... Et peu même être précisée par des CHIFFRES et des FAITS...

jeudi 27 novembre 2008

Une fois n'est pas coutume...


Je soutiens un mouvement de grève. D'habitude irrité face à ces mouvements gluants et paralysants où abondent le lieu commun et la bêtise, je laisse de côté ma répulsion pour la grève: l'enjeux est de taille, il s'agit de la réforme de l'audiovisuel public (là je crois que l'on est tous d'accord: plus de qualité, qui cracherait dessus?). Cette réforme sera examinée en urgence le 9 décembre 2008 par l'Assemblée Nationale, puis le lendemain par le Sénat. Et déjà, plusieurs choses me défrisent.

* Les SOUS d'une part. Une télévision publique de qualité, cela se paie, et se paie même très cher. Il ne faut pas se leurrer là-dessus. Donc, lorsque l'on a le choix entre maintenir le service de la réclame sur nos ondes publiques, et le supprimer au profit d'un financement 100% étatique, je pense que l'on devrait se rattacher au modèle mixte: cela allège la facture du contribuable, cela dynamise la consommation, et c'est parfois même franchement très drôle. Enfin, la décision de taxer des opérateurs de télécoms et des FAI est injuste (le rapport avec la supression de la pub sur la TV publique?) et très lâche. D'autant que des parlementaires travaillent à la rédaction d'amendements allégeant cette taxation: se pose ici la question des 450 millions d'€ manquants en 2009... (réponse: sûrement la redevance...)
* L'indépendance d'autre part. Quid de celle d'un groupe publique de TV dont le président serait nommé par l'exécutif, et payé par l'Etat à 100%? Idem pour Radio France ou l'audiovisuel extérieur... De quoi réjouir les nostalgiques de l'ORTF.

mardi 4 novembre 2008

Les mots clés de la campagne

Mots clés de cette campagne présidentielle 2008.
--> Health care, Social Security, Education, Housing, Abortion, LGBT Issues, Stem Cell Research, Euthanasy
--> Homeland Security, Immigration, Economy, Taxes, Free Trade
--> Energy, Environment
--> Iraq, Afghanistan, Iran, Israel, Russia, China, Euro-American Relations, Cuba

samedi 1 novembre 2008

Ce qu'elle est exaspérante!

... La gauche. En son congrès phare. On a beaucoup de choix. C'est comme si, pour exister, les candidats devaient obligatoirement y aller de leur critique contre le libéralisme. Le maire de Lille, de retour sur scène après son exil nordique, en a fait son cheval de bataille. Il fallait une raison d'être à sa motion et à son attelage hétéroclite, on dirait bien qu'elle l'a trouvée. Elle fustige l'"incapacité du système libéral à distribuer de manière juste les richesses", et tient pour acquis la remise en cause par la crise de ce dernier. Sans doute désire-t-elle revenir à des fondamentaux plus "socialistes", et à une organisation collectiviste de la production des richesses. Sûr, les richesses seraient mieux redistribuées. Enfin, les rares richesses produites seraient redistribuées...

Viennent ensuite Benoît Hamon et ses excités de la gauche dure, surfant sur la vague d'inquiétudes générées par la crise, avec le sourire satisfait de celui qui avait raison avant tout le monde. Ses propositions novatrices? Des restrictions au libre-échange, des renationalisations,...

Ségolène Royal s'est encore ammiée à des barons locaux. Selon elle, le libéralisme est en échec et c'est une bonne chose.

Le moins désagréable des socialistes en ce moment pourrait bien être Bertrand Delanoë, qui, en campagne pour le poste de premier secrétaire, ne se dit plus aussi ouvertement libéral...



Pour tous ces socialistes qui pensent encore qu'un congrès doit obligatoirement se gagner à gauche, trois suggestions: bien relire les définitions de "libéralisme" et de "socialisme" (pas seulement les fins, les moyens pour y parvenir, aussi), changer le nom de leur parti en abandonnant toute référence au socialisme (il y a l'embarras du choix: progressiste, social-démocrate, travailliste, démocrate-progressiste,...), et relire aussi rapidement que faire se peut La route de la servitude, de Friedrich Hayek...

En supplément, l'ennemi...