dimanche 25 avril 2010

Père, mère, frappez moi!

  Une fessée, une claque ou une tape sur la main, c'est "out". Cela ne fait que soulager les parents et c'est, en plus, attentatoire à la dignité de l'enfant... Du coup, pour lutter contre les violences corporelles faites aux enfants, une poignée de gens célèbres et adeptes de la réponse éducative (ce sont des élus: ils savent) ont signé une pétition initiée par le Conseil de l'Europe sur le sujet.
  J'admire ces gens qui se posent de telles questions. Et j'admire leurs arguments, surtout: la fessée, c'est la signature de la faillite éducative des parents... Au risque de passer pour un type orgueilleux, je n'ai jusqu'à aujourd'hui pas eu la présence d'esprit de considérer mes parents comme des nullités éducatives, bien au contraire: je trouve mon éducation mieux soignée que beaucoup de mes pairs; en d'autres termes, je n'estime pas être le produit d'une série de faillites éducatives. L'amour que je porte à mes parents n'a rien à voir là dedans: me connaissant, des réponses plus "positives" que des fessées n'auraient rien donné. Ces horribles châtiments corporels étaient mérités. Exemple parmi d'autres: j'ai court-circuité mon salon à 8 ans en tentant une expérience scientifique que je pensais contrôlée (j'ai été TRES surpris du résultat, les gerbes bleues s'échappant de la prise n'étaient pas au programme). La fessée a fait son effet: je n'y ai plus retouché. Ils auraient pu m'expliquer, me priver de télé (OK, elle ne marchait plus) me mettre au coin... et je les auraient somptueusement snobé. Autre exemple: apporter le chat familial quand la chienne de votre oncle est dans le jardin. Fessée. M'expliquer? Inutile, je savais ce qui allait ce produire, et c'était un des buts. BREF: la fessée, c'est pas la meilleure solution, mais ça reste parfois une solution. Et puis je m'en suis remis (comment ça, je suis resté marqué à vie et depuis je suis un  névrosé antisocial qui finira ermite?).
  Je connais une mère qui, refusant toute claque ou fessée, se contente de "pichenettes"... 4 ans plus tard, en voyant quels petits monstres sont devenus ses enfants, je remercie très sincèrement mes fessées (malgré certaines qui furent pour le moins arbitraires). Bon, d'un autre côté, la Suède prohibe les châtiments corporels et tous les suédois de moins de 30 ans ne sont pas comme les enfants évoqués (je me demande si tous les parents suédois s'abstiennent). Mais tout de même, ça fait réfléchir...
  Elda Moreno, au cabinet du secrétariat général du Conseil de l'Europe, qui n'a vraiment pas d'autre chose à faire, cite l'exemple de l'enfant de 1 an qui prend un bonbon dans un magazin alors qu'il ne connaît pas le concept de vol. Solution? les parents peuvent envoyer les enfants au coin (et priver ainsi son enfant de sa liberté d'aller et venir? le faire regarder deux murs sombres en entendant ce qui se passe au-dehors sans y participer? Ce n'est pas attentatoire à sa dignité, peut-être?). Génial. Pour moi, cela reste de la répression, que dis-je de la coercition parentale contre un enfant sans défense: c'est mal... Mme Moreno répond aux "politiques" qui refuseraient d'inscrire dans le Code civil (le pauvre, on va le tuer à inscrire de telles âneries dedans) des mesures impopulaires: ils l'ont déjà fait avec la cigarette, alors que tout le monde était contre, et maintenant tout le monde est pour. Cool: dans le même registre, ont peut supprimer la liberté d'expression (motif: des Moreno peuvent s'exprimer). Au début on sera tous contre, puis avec le temps et les exemples de prodigieuses avancées (plus de Dieudonné! Plus de rouges, ni de verts, ni de rien! Plus de sceptiques! PLUS DE LIBERAUX), on sera tous pour...
  Ce genre de problème ne relève pas de la loi: nous ne sommes à mon sens pas dans le tabassage de mineur désarmé, ni dans l'éducation au martinet. Cela relève plus de la politique familiale: si vous jugez bon pour vos enfant de ne pas leur mettre, de leur vie, une claque, une fessée, ou une tape sur la main, libre à vous (le môme en question sera tout étonné si son concubin ou sa concubine vient à lui mettre la première claque de sa vie en cas de désaccord...), mais n'imposez pas votre vision à la mère qui claque un enfant de 8 ans qui vole dans un magazin... Tout est affaire de mesure.

dimanche 11 avril 2010

Aux amoureux du principe de précaution

Un rappel historique.
  Nous sommes dans la première moitié du XIXe siècle, une technologie nouvelle fait son apparition, et semble en progression constante: le rail. Cette merveille, qui permet de rapprocher les hommes et les marchandises, est promise à un avenir radieux. Avenir radieux, au point ce siècle sera le sien... Des années plus tard, au début du XIXe siècle, et malgré la domination de l'automobile sur les trajets terrestres, des groupes de gens étranges, les ci-devants Verts et Ecolos, entreprennent de remettre à la mode, sur le dos des con-tribuables, ce moyen de transport. Il est d'ailleurs plus qu'un moyen comme un autre d'aller d'un point A vers un point B, il est avec le vélo et la marche à pied ZE fer de lance de leur révolution. Voilà une technologie éprouvée, qui rejette (pense-t-on) peu de CO2, qui est contrôlable à souhait: bref, conforme à un point du dogme écolo-fasciste, le principe de précaution, qui permet de sauver l'être humain des actions et entreprises hasardeuses génératrices de risques.
  Pourtant, voici ce qu'en disaient en 1835 des membres de l'Académie de médecine de Lyon, écrivant au roi à l'annonce de l'ouverture des premières voies de chemin de fer en France:

N'avons-nous pas des moyens bien plus sûrs et naturels de nous déplacer ? [...] La translation trop rapide d'un climat à un autre produira sur les voies respiratoires un effet mortel. Le mouvement de trépidation suscitera des maladies nerveuses, tandis que la rapide succession des images entraînera des inflammations de la rétine. La poussière et la fumée occasionneront des bronchites. Enfin, l'anxiété des périls, constamment courus, tiendra les voyageurs dans une perpétuelle alerte et sera le prodrome d'affections cérébrales. Pour une femme enceinte, tout voyage en chemin de fer entraînera une fausse couche.
  Si l'on avait appliqué à l'époque le principe de précaution, en ce basant sur un tel rapport, l'Etat aurait purement et simplement interdit le train. Ou il aurait imposé un moratoire sur la construction de voies ferrées, en attendant de plus amples connaissances sur le sujet. Et la France aurait été sérieusement handicapée dans la Révolution industrielle. Brillant principe!

mercredi 7 avril 2010

Maitresse, Vincent et Claude ils m’embêtent!

  Des scientifiques membres d’une “communauté” autoproclamée en appellent au ministre de la Recherche et à plusieurs autres personnalités pour obtenir une réaction (laquelle?) et l’expression publique de leur confiance vis à vis de leur intégrité et du sérieux de leurs travaux. Qu’est-ce qui a bien pu les énerver à ce point? Les attaques mettant en cause la qualité et la solidité de leurs travaux de recherche, observations, études de processus, outils de modélisation,… Ah, et des erreurs de forme et de fond dans les écrits des deux auteurs nommément visés (MM. Vincent Courtillot et Claude Allègre).

  Qu’ils soient en colère, c’est bien naturel. Qu’ils aient envie de répondre aux critiques (même si celles-ci visent en général plus le GIEC, son fonctionnement et ses interprétations plus que LA communauté autoproclamée des chercheurs en climatologie), parfait. Mais qu’ils en appellent aux structures référentes de la recherche scientifique française, et notamment au ministre en exercice (qui n’est finalement que la personne chargée de gérer un département ministériel, qui peut ne pas être de formation scientifique), c’est choquant. Comme si, en plus, un témoignage de confiance de la ministre – Valérie Pécresse – pouvait faire taire les critiques! (elle l’a apparemment fait, et ça ne change rien).

  Les pétitionnaires insistent sur le fait que les “affirmations péremptoires” de MM. Courtillot et Allègre ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Encore faut-il que les affirmations en question aient une visée scientifique! Critiquer le lobbying vert ou stigmatiser le fonctionnement d’une organisation intergouvernementale (politique?) n’a pas de but scientifique. Dire que le consensus sur une question donnée lorsque l’on parle d’une science jeune est voué à l’échec et contre-productif, voire dangereux, ce n’est pas à visée scientifique. C’est dire ce qui est. Nos pétitionnaires, qui en outre admettent que “reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique” – comment sont-elles reconnues si personne ne pointe les erreurs du “consensus”? – jouent un jeu dangereux: ils prennent le risque d’établir (conforter? non, je ne suis pas un adepte des conspirations, sauf concernant l’administration de ma fac) une science officielle pouvant être en désaccord avec la science. Leur initiative est une faute, une faute grave.

  Quant à Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche du Commissariat à l’Energie Atomique, et pétitionnaire, elle a beau demander que l’on respecte son intégrité: elle en est selon moi dépourvue. Elle peut bien entendu produire des travaux de recherches brillants et sérieux, elle n’est pas directrice de  recherche du CEA pour rien. Mais en s’en remettant à un ministre, elle prouve son manque d’indépendance – précisément ce que l’on reproche par ailleurs à la “communauté” autoproclamée auquel elle appartient. D’ailleurs, lors d’une interview accordée au Point, elle demandait la création d’une société française des sciences du climat, “pour pouvoir par exemple réagir officiellement quand nous sommes attaqués”…

“ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n'est pas le centre, et se meut”

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lundi 29 mars 2010

Régionales

  J’avais oublié d’en parler. C’était de toute façon très peu intéressant: au premier tour, une multiplicité de listes se ressemblant quasiment toutes (“face au désengagement de l’Etat…”, “… un programme impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique…”, “… faire de la Région Haute-Normandie un pôle de résistance à la politique de Sarkozy” et autres “face au bilan catastrophique de la gestion socialiste”). J’ai réussi à mettre 4 listes dans l’enveloppe minuscule: saluez tout de même l’exploit, je suis bien resté une dizaine de minutes dans l’isoloir. Au second tour, du choix à l’état le plus pur: le PS de l’inutile M. le Vern allié pour la circonstance aux alter, marxistes et écolos (déversons, déversons les jolis millions), l’UMP personnalisé par MM. Le Maire et Morin (tous ensemble pour lancer un chèque “fruits et légumes” pour les djeunes! Faisons de la Normandie une région qui compte!), le FN de M. Bay (éteignons, éteignons donc les Lumières!). J’ai donc mis les trois. Et au final, une assemblée régionale peu changée: la droite perd un siège, le Ps en gagne un, le FN conserve les siens. Wow.

  Peu de temps après, on a pu voir le président de la République procéder à une tentative de remaniement (sûr, ça va changer la donne!), un ex-premier ministre se sentir pousser des ailes, une ambiance de fête rue de Solferino (prélude à la lutte fratricide, as usual)… Bref, rien de changé en France.

dimanche 28 mars 2010

Génial, Villepin revient!!

  Dominique de Villepin nous revient, avec l’annonce de la constitution d’un mouvement politique “libre et indépendant” censé fournir une sorte d’alternative à la politique du pouvoir en place, au-dessus des clivages partisans. Dans un discours au PressClub jeudi dernier, il a esquissé des pistes que d’aucun prennent pour les futurs points d’un “programme” politique en vue des présidentielles de 2012. Au sein dudit discours, il a mentionné avec vigueur un retour aux fondements, c’est à dire selon lui un retour au “pacte social et républicain qui a été solennellement signé au lendemain de la guerre, inscrit dans le préambule de la Constitution d’une république démocratique et sociale”. Apparemment, l’alternative “à droite” de la Sarkozie, c’est le maintient d’un pseudo pacte tendant au socialisme imposé aux Français, le même que celui que le président de la République encensait il y a peu (voir cette note). Faisant preuve d’une créativité inouïe, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac a décidé, pour concrétiser un retour à des fondements qui n’ont pour notre plus grand malheur jamais disparus, de faire de la “République solidaire” le mot d’ordre de son combat. Si ce personnage accède à la présidence, on n’est pas sorti de l’auberge!

  M. de Villepin, en homme d’Etat français qui se respecte, a appelé à ne pas ignorer la question sociale, à se préoccuper des vrais sujets, plutôt que de se préoccuper de pointer du doigt les serviteurs de l’Etat: ”Les Français veulent-ils moins d’infirmières, d’enseignants, de policiers?” (peut-être pas, mais ils préfèreraient sûrement être mieux soignés, disposer pour leurs enfants d’un meilleur enseignement et être en meilleure sécurité, ce qui ne passe pas nécessairement par la formule  “plus de moyens et plus de public”…).

  Dans ses propositions concrètes pour une France démocratique et républicaine (il a beaucoup insisté sur ces termes. Ne manque que le terme le plus important: liberté. A ce sujet, on a eu droit à ceci: “La République, c’est aussi la liberté. Inscrivons cette liberté dans notre vie quotidienne! 800 000 gardes à vues, est ce que c’est digne d’un pays démocratique?”), on peut trouver:

- la suspension du bouclier fiscal, l’augmentation de la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu à 45%, ainsi que la création d’une surcote pour l’impôt sur les sociétés de 10 à 15%, sous couvert de “justice fiscale”, le temps de permettre aux Français de traverser la crise. Comme si augmenter les impôts sur les plus riches et les sociétés pouvait permettre aux Français de traverser sainement la crise…

- la création d’une charte des salaires pour réduire l’écart entre les revenus (“est-ce qu’on est une démocratie, est-ce qu’on est une République, quand l’écart est si violent?” Parce que la démocratie et la République supposent nécessairement l’égalitarisme et le partage de la pauvreté commune, maintenant?). Ah le beau principe de la justice salariale!

- la réduction des déficits (vu son attachement au “pacte social et républicain”, c’est fortement compromis).

- une politique de l’emploi qui supposerait d’apporter des garanties aux Français. Je vois mal comment on peut atteindre le plein emploi en garantissant la sécurité professionnelle, mais bon.

  Le mouvement de M. de Villepin risque de n’être que très peu utile, si son principal combat c’est de nous faire rester le plus longtemps possible dans le cadre d’une pacte social et républicain de la Libération: l’UMPS obtient déjà de bons résultats sans lui!

lundi 15 février 2010

"Votation citoyenne"

 La mode est lancée: pour s'opposer, il faut faire voter! Certaines organisations lycéennes ont appelé les lycéens à participer à une consultation citoyenne. Pour se prononcer sur quoi? Sur les réformes réelles ou fantasmées du ministre de l'éducation nationale. Je ne vais pas ici me prononcer sur les réformes en question, mais bien sur le vote: ce n'en est justement pas un. C'est un semblant de vote, institué par des organisations politiques, constitué de questions biaisées et elles-mêmes politisées. Exemple de choix proposés aux lycéens:
"des profs à la sauce Sarko, moins nombreux, moins formés" et "les moyens d'obtenir un diplôme qui permet de s'en sortir"; "un lycée qui s'adapte uniquement aux besoins du marché" ou "un lycée ou c'est toi qui choisi ta filière"; "la concurrence entre lycées d'élites et lycée ghettos" et "une carte scolaire qui garantit l'égalité".
  Tout y est: tutoiement, phrases simplistes, choix biaisé. Quant à la justification:

Le Gouvernement prétend réformer. Mais il mène des politiques qui suivent des logiques de rentabilité, de concurrence et de méritocratie élitiste que nous refusons.
Les 3 millions de lycéens sont appelés à voter et porter leur voix dans les débats. Ils sont appeler à choisir entre deux visions de l’éducation. D’un côté celle du gouvernement qui s’enfonce jour après jour dans sa logique comptable, et de l’autre côté celle d’une École de la République gratuite, démocratique, garantissant un véritable droit à la réussite pour tous.
  Comme s'il existait un "droit" à la réussite pour tous (il n'existe selon moi que le "droit", et encore, de ne pas être entravé dans sa réussite éventuelle), et comme si la démocratie, mode d'organisation politique, avait sa place dans l'enseignement...
  Ce faux scrutin, tout comme son ancêtre relatif à la Poste, me rappelle ceci:

dimanche 14 février 2010

Scepticisme

On dit des sceptiques qu’ils nient le changement climatique, et qu’ils sont au rebours des résultats scientifiques et qu’ils vont laisser, si on les laisse faire, un monde peu enviable à nos enfants. Parce que je ne supporte plus cette hystérie environnementale (je dois avouer pourtant que j’ai participé à son établissement), et parce que je pense avoir affiné ma vue des choses depuis ce post du 13 septembre 2008, je vais ici tenter de vous faire part de mon sentiment.

Tout d’abord, je pense que les résultats d’études scientifiques ne sont pas par eux même faux. Ils sont et restent valides jusqu’à ce qu’on les affine ou qu’on les infirme. Ce n’est pas cela que je critique (du moins, pas le fait que des résultats scientifiques peuvent exister). Ce que je reproche en premier aux écolos, c’est d’interpréter le résultat d’études scientifiques de façon à en tirer un schéma complet d’organisation de la société (type « décroissance », « éco-villes »,…). Dans le même temps, ils réfutent ou plutôt minimisent la portée de résultats de toute nouvelle étude qui pourrait ne serait-ce que paraître infirmer ceux sur lesquels ils sont fondés (cela mettrait à mal tout le schéma conçu) ; ils dénigrent – parfois violemment – tout sceptique osant émettre une esquisse de critique ; enfin, ils étouffent simplement d’éventuels scandales touchant la méthode des études scientifiques qui leurs servent de base (je devrais dire ici « justification », parce qu’il me semble que ces écolos ne sont pas toujours à la traîne des « avertissements » de la « science »).

J’ai parlé de résultats d’études scientifiques. Ce n’est qu’en partie vrai ; en effet, les écolos type « vindicatifs » ne se basent pas uniquement sur ce qui est, mais aussi sur des projections à long ou moyen terme elles-mêmes fondées sur ce qui est actuellement observé et ce qui a été observé, autrement dit sur ce qui peut être. Il n’y aurait aucun problème si nous prenions de telles projections pour elles-mêmes, à savoir des possibilités, si les faits qui leurs servent de base étaient suffisamment significatifs, si la méthode utilisée pour les établir étaient exempte de vices, et si elles pouvaient être librement critiquées et révisées. Mais ça n’est pas le cas. De possibles, elles sont devenues probables, et de probables, certaines. Alors même qu’il y a conflit sur les faits pris en compte, sur l’interprétation (uniquement dans un sens apparemment) des phénomènes passés, qu’il y a des critiques virulentes sur la méthode utilisée, les projections sont largement diffusées et prises pour un futur prévu. De telles projections, ainsi que les résultats scientifiques justifiant les appels au changement de l’organisation de la société, alimentent un deuxième problème, celui du traitement politique de la question environnementale.

C’est là mon deuxième reproche aux écolos : l’utilisation de la chose politique pour parvenir à leurs fins. Ils parlent aujourd’hui de « récupération politique » de l’écologie ; mais il ne fallait pas tendre la perche avec le concept de l’ « écologie politique » ! Ils sont devenus aujourd’hui meilleurs amis : le pouvoir agit dans une logique de « défense de l’environnement », l’opposition critique cette façon de faire et en propose une plus efficace, les écologistes les renvoient dos à dos en prêchant la bonne parole. Les répercussions politiques de l’hystérie écologistes se basent sur le même discours, sur les mêmes données partielles et projections, mais ajoute quelque chose de plus au tableau : des mesures ! Des mesures, des règlementations, des législations, des dispositifs, des « outils » juridiques ! C’est là une constante du politicien, du moins chez beaucoup d’entre eux : il a besoin de légiférer, pour exister. Le sujet de la règlementation est un prétexte ; il pourrait s’agir de la défense du pouvoir d’achat comme de la taille des graines de tournesol présentes sur le marché. Avec la question de l’environnement, le politicien a des avantages : il a devant lui un monde nouveau, il peut promettre un monde nouveau qui ne sera rendu possible que par son action bienveillante. Il se glorifie de s’en soucier (alors qu’hier encore il se riait du problème), en fait un combat politique, le combat de sa vie. Et il en vient à proposer des mesures, restreignant toujours plus la liberté, tout en demandant à ce qu’on le proclame sur tous les toits. Le principe de précaution ? Il présente un inconvénient majeur pour l’innovation et limite la liberté, mais « c’est bon pour la planète », donc il nous est possible de le faire savoir. On dédie à la cause verte un ministère, on attribue à ce dernier la charge de mettre en application la théorie du « développement durable »,… Cette capacité à restreindre petit à petit la liberté est inhérente à beaucoup de politiciens, et c’est justement ce qui fait que l’introduction de l’écologie en politique est dangereuse.

Il y a cependant quelque chose de plus dangereux que la « politisation » de l’écologie, à savoir le traitement médiatique de la défense de l’environnement. Et les répercussions de ce même traitement médiatique dans l’opinion publique. Un traitement qui sélectionne ce qu’il faut ou ne faut pas dire lorsque l’on parle d’écologie, qui nous livre du « prêt à penser » de manière uniforme quel que soit le média utilisé, et qui favorise l’ « écologisation » de chacun d’entre nous (j’utilise ce mot à défaut d’autres termes, que les personnes qui considèrent l’écologie comme une science plutôt que comme un mouvement politique n’en soient pas choquées, il n’est pas dans mon intention de confondre les deux, mais de distinguer une science du courant idéologique qui se fonde sur certains de ses éléments). Il faut sauver la planète, détester les patrons capitalistes pollueurs car capitalistes ; le réchauffement climatique ne peut qu’être causé par le mode de vie malsain de l’être humain,… La « vérité » officielle dont nous sommes abreuvés du soir au matin me donne maintenant la nausée, car on ne s’y prend pas moins bien pour lobotomiser une société entière. Par cet aspect, plus que les autres, l’écologie (il faudrait que je choisisse un terme plus adéquat ; mais je trouve qu’écologisme c’est laid) à un fascisme vert. Pour amener le fascisme brun, on insistait sur la haine de l’étranger, des éléments « impurs », sur la nécessité de l’ordre ; pour donner au fascisme rouge un côté sympathique, on pointait du doigt les inégalités sociales, on parlait d’un monde meilleur, on stigmatisait les patrons et tout ce que l’on prenait pour des accapareurs. Pour amener le fascisme vert, on a une sorte de stratégie inconsciente évitant soigneusement de présenter toute voix dissidente (enfin pas totalement, certains sceptiques connus sont visibles, audibles, mais c’est un mouvement récent…), pour servir les intérêts d’ anti-mondialistes, de socialistes dégoutés de l’échec de leur croyance qui ont trouvé un nouvel idéal à défendre, de rentiers fort peu désintéressés, de politiciens (la peur est un excellent moyen pour se faire élire ou conserver son poste). Voici ce que je peux noter de cette stratégie appliquée par différentes personnes avec des fins différentes pour vous convaincre :

1. la présentation de faits scientifiques « neutres » et sans appel sur l’état du monde.

2. l’utilisation du « consensus » de gens plus expérimentés sur une question comme moyen de faire taire la critique.

3. l’absence d’intérêt des personnages militant pour la cause verte.

4. la culpabilisation et la critique du modèle de la « société de consommation ».

5. la peur, au travers de la sauvegarde des générations futures.

6. l’utilisation de l’argument économique (le fameux rapport Stern).

7. l’occultation médiatique de tout sceptique et de toute controverse.

8. les attaques ad hominem de tout sceptique et de tout dissident.

9. la dénaturation des arguments des sceptiques et des dissidents.

10. l’instrumentalisation de la jeunesse. (bientôt des enfants dénonçant la présence d’une baignoire dans la maison? ça me rappelle le vol de nourriture au kolkhoze)

  Je suis aujourd’hui moins sensibles à cette stratégie inconsciente (je n’apprécie pas les théories du complot « tous contre moi » sauf concernant l’administration de ma fac), parce que j’ai assez tenté de rallier le plus grand nombre aux convictions écologiques fascisantes en utilisant ces mêmes arguments. J’ai moi aussi pesté contre ces insupportables « adultes » qui allaient me laisser, j’en étais convaincu, une planète en ruines. J’ai déjà acclamé, comme les écolos qu’aujourd’hui je ne supporte plus, la prise de mesures « environnementales » par le pouvoir. Mais que voulez-vous, l’adolescence a besoin de causes en lesquelles croire (le mot est bien choisi, car c’est désormais à cela que l’écologie ressemble le plus). Et plus c’est en opposition avec le monde des adultes, plus cela promet des lendemains qui chantent, mieux c’est. D’ailleurs, j’en ai conservé des traces : je n’aime pas l’énergie nucléaire, je ne considère pas que gaspiller parce que le réchauffement climatique d’origine anthropique n’existe pas est vertueux,… Mais, dès que j’ai soumis ces convictions à la critique, je me suis rendu compte de ce qu’elles étaient : un dogme infaillible et incritiquable, fort utile aux rentiers pour faire tourner le plus longtemps possible leurs éoliennes non-rentables autrement, aux déçus du marxisme pour faire triompher leur idéal de société organisée et planifiée, et aux conservateurs pour conserver le pouvoir. Et, comme j’ai abandonné le conservatisme pour lui préférer le « système des principes » et de la liberté, je suis lentement passé d’écologiste passionné à sceptique aimant la nature. Les deux sont différents : le second soumet ce qu’on lui dit à la critique lorsque le premier s’en passe aisément, en se contentant de la formule magique : consensus. Cela fait qu’aujourd’hui, je me sens comme un marxiste après l’insurrection de Budapest, partageant la responsabilité d’avoir rendu son courant appréciable et enviable, mais averti des méfaits que constitue une adoption telle quelle et dénuée de critique de celui-ci, et tentant de mettre en garde le reste d’une opinion en voie de lobotomisation.

jeudi 21 janvier 2010

Nouvelles du front!

* C'est la reprise!!!! (des cours... Ne nous affolons pas inutilement). Au menu, aujourd'hui: découverte du droit judiciaire privé et droit social (axé sur le contrat de travail). J'ai adoré le premier et detesté le second (je n'aime pas le droit social, ni la législation sociale, et encore moins les justifications des dispositions de cette dernière).

* Barack Obama a perdu sa majorité qualifiée au Sénat. Je n'apprécie pas particulièrement les Républicains, et cela peut paraître insignifiant. Mais ce n'est pas fait pour me déplaire.

* Je suis en train de modifier ma photo de profil sur facebook, et ça bugge. Ceci me plaît beaucoup moins. Et c'est VRAIMENT insignifiant =D

* Alain Juppé pense que la nation peut parfaitement supporter le poids du GRAAAND emprunt, et estime même que cela l'enrichira. C'est un point de vue.

* Haïti est en ruines. Le monde semble prendre conscience que ce pays existe. Comme quoi il faut vraiment un cataclysme pour que l'on daigne s'intéresser à un peuple qui souffre. Le pire (tout est bien entendu relatif) dans cette histoire, c'est que des gens vous recommandent de donner et vous en veulent lorsque vous répondez par la négative, alors que la plupart du temps ces mêmes donneurs de leçons ne savaient pas situer Haïti sur une carte il y a un mois. Tentez un "et vous faisiez quoi pour Haïti AVANT que le pays ne s'effondre?", et vous aurez un "hé bien... ... ... Ce n'est pas le propos". Couillons!!

* Je dois répondre à certains arguments lorsque je parle de fiscalité. Le contre-argument central de certains est le suivant: "Tu ne paies même pas d'impôts, alors pourquoi tu parles?" 1/ Irrecevable: le fait de ne pas payer d'impôts n'empêche pas d'avoir une idée sur la question, l'argument s'attache à la personnalité et non au discours lui même. 2/ Je VAIS sans doute payer des impôts, la dette d'aujourd'hui sont donc mes impôts de demain. 3/ Je paie des impôts indirects: TVA (son nom est trompeur, il s'agit bien d'un impôt) principalement, contribution à la TIPP pour un plein, et droits d'accise (plus de 675€ en 2009).

* Le GIEC s'excuse de nous avoir menti de n'avoir pas appliqué les normes de preuves exigées par ses procédures quant à la rapidité de la fonte des glaciers himalayens. A l'époque (2007), cela donnait ceci: "la probabilité de leur disparition en 2035 ou peut-être plus tôt est très élevée, si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel". Maintenant, on a plutôt ça: "des estimations peu corroborées de taux de recul et de date de disparition des glaciers himalayens". Une correction moins médiatisée que l'annonce initiale, c'est à noter.

* Les communistes pensent encore à "sauver" notre système de retraite par répartition. Comme si l'UMPS voulait le faire disparaître! Ils veulent l'adapter et le faire perdurer, malgré tout, au grand dam des futurs retraités. Machine vouée à l'échec, ce truc: on devra soit 1/ alonger la durée de cotisation (et donc repousser l'âge du départ à la retraite), mais il y a tout de même une certaine limite. 2/ abaisser l'âge de l'entrée dans la vie active (dans la secte des cotisants). Fort peu probable. 3/ augmenter les ponctions sur les salaires des actifs. Politiquement dur, puis au bout d'un moment, pratiquement dur. 4/ baisser les pensions. Impossible, parce que les retraités, qui vont être de plus en plus nombreux, votent. Et donc refuseront l'option (répartition rime curieusement avec clientèle électorale en constitution). Et nous ne sommes même pas sûr que cela fonctionnerait!

* Rien d'autre ne me traverse la tête... ET je n'ai pas soigné du tout à l'orthographe. Quelque chose me dit que je vais le constater concrètement en relisant demain.

mercredi 23 décembre 2009

L’émission en question

http://www.lcpan.fr/emission/78426/video

Une émission des plus intéressantes

  C’était une émission de la série “ça vous regarde” sur LCP-AN, consacré à un débriefing concernant le sommet de Copenhague. Etaient présents Serge Grouard, député-maire UMP d’Orléans, membre de la commission Développement durable (et accessoirement voix du gouvernement au sein du débat, même inconsciemment); Philippe Martin, député PS du Gers, et en charge du développement durable au sein du groupe socialiste; l’infâme (vous comprendrez pourquoi) Sandrine Mathy, présidente du Réseau Action Climat et chargée de recherche au CNRS en matière d’économie de l’environnement; et enfin Vincent Courtillot, scientifique sceptique hué et dénoncé parce que divergent. Extraits.

Vincent Courtillot: “Le rapport Stern est très contesté, [la partie scientifique comme la partie économique] par d’autres économistes aujourd’hui minoritaires mais qui existent. On parlait consensus tout à l’heure; un de vos internautes disais: “est-ce qu’on peut vous mettre d’accord?”. Justement attention. Le consensus n’est pas le fonctionnement en science, c’est le fonctionnement dans la vie citoyenne”

interruption indélicate de Mme Mathy: “En tout cas, M. Courtillot, c’est le fonctionnement du GIEC.

- Oui, et c’est une immense faute.

- (dans le même temps, elle poursuit) c’est le fonctionnement du GIEC.

- C’est pour cela qu’il ne marche pas!

- Comment ça il ne marche pas?!

- Et bien je vais vous l’expliquer, si vous me laissez le faire.

  Le présentateur intervient: Pourquoi le consensus, parce qu’il… (pas de fin)

- Je reprends cet exemple que j’ai repris plusieurs fois: toutes les grandes découvertes du XXe siècle, si vous leur aviez appliqué un processus de type GIEC, on aurait mis pour avoir de la part de ce groupe des meilleurs scientifiques du monde dont la qualité n’est pas remise en cause entre 10 et 60 ans pour arriver à la vérité. Le consensus est une notion qui ne permet pas d’arriver rapidement à la vérité scientifique.

- le présentateur: Pourquoi vous soufflez, Philippe Martin?

- (réponse de l’intéressé) Parce qu’on ne peut pas avoir de consensus avec cet homme là, et donc je lui donne raison! (rires)

- (Courtillot poursuit) Le débat scientifique est quelque chose d’important, et donc ma réponse à l’internaute c’est oui …

- (nouvelle coupure de Mme Mathy): Mais le débat scientifique il a lieu dans l’enceinte du GIEC.

- Ce n’est pas exact, le débat scientifique n’a pas tout à fait lieu dans l’enceinte du GIEC, il a en partie lieu. Il a été démontré récemment qu’un certain nombre de gens qui étaient des opposants ont été éliminés à divers stades de la fabrication du rapport; le gros rapport scientifique dont j’ai un exemplaire et qui fait à peu près un millier de pages comprends encore quelques traces des gens qui protestent; le rapport final, c’est fini (“ça a été effacé”, mais là je doute un peu vu que la réponse est fort peu audible)

- le présentateur tente de recadrer le débat: Vincent Courtillot, il faut rebâtir le système? Messieurs les politiques? On voit que l’outil onusien ne marche pas, le GIEC est contesté

- énième interruption de Mme Mathy (visiblement énervée): Non, alors là je ne peut pas accepter, le GIEC n’est pas contesté. Par contre, effectivement, si on continue à inviter dans les médias des personnes comme M. Courtillot, pour lequel je suis désolé, mais aujourd’hui, il y en a trois en France qui contestent les conclusions du GIEC, et ils ont une place complètement démesurée, complètement démesurée... Je trouve cela inacceptable.(elle hausse la voix, M. Courtillot souhaitant répondre) Aujourd’hui, on est là pour faire le bilan…

- réponse de M. Courtillot (c’est fou comme tout le monde se coupe la parole): Pendant trois ans, on a pas pu parler, on a pas pu publier, […] on a pas pu s’exprimer. Depuis trois mois, il y a un intérêt réel pour nous laisser la parole et écouter le débat, y compris un intérêt réel des scientifiques: je viens de passer une semaine à San Francisco, je m’inscrit en faux de ce que vous dites, il y a de nombreux… [pendant ce temps, M. Grouard parle: il y a un intérêt de certains acteurs de faire douter de la réalité du réchauffement climatique.] … Non non non, je viens de discuter avec des collègues scientifiques [ des collègues scientifiques ça ne veut pas dire grand chose, il y a aujourd’hui… (brouhaha) On ne peut pas remettre tout en cause comme ça, c’est pas possible].

  Après un bref moment où deux personnes parlent en même temps ce qui rend le tout incompréhensible:

- VC: Vous ne savez pas ce que je vais dire!

- SG: Si je sais très bien parce que je sais ce que vous écrivez, et je ne comprends pas pourquoi vous cherchez à accréditer l’idée que finalement le réchauffement climatique n’est pas si avéré que cela .

- VC: C’est faux! je n’ai jamais dit ça! Mensonges!

- SG: Oh bien écoutez ça se voit partout! En tout cas certains… (je n’ai pas compris le reste)

- VC: Mensonges! ça prouve que vous n’avez pas compris ce que vous avez lu! J’ai toujours dit que le réchauffement climatique était incontestable, vous venez de dire un truc faux.

- SG: Oui, et le réchauffement climatique pour vous est dû à quoi?

- VC: Il est dû au Soleil principalement.

- SG: Voilà!

- interruption du présentateur. Plus tard, à la question “quand vous voyez un climato-sceptique, vous vous dites quoi, vous dites que c’est dangereux, que ça remet en question les efforts que vous faites?”, initialement posée à Philippe Martin,  Mme Mathy répond:

- “Je trouve que c’est très dangereux, oui, parce que regardez on ne parle pas du bilan de Copenhague, on parle d’autre chose”.

Le reste du “débat” est de la même veine. Edifiant. Déprimant. Et éclairant.

mardi 15 décembre 2009

Besoin d'aide et de conseils...

  Je suis bloqué. Fin novembre, j'ai croisé (rue du Gros, rien de très étonnant) un militant qui était sincèrement attaché à ses idées (c'est touchant). Ce dernier fustigeait le sommet de Copenhague à venir, ce qui m'a intéressé. Il demandait aussi le retour de la monnaie métallique. OK. MAIS il me parlait, dans le même temps, de services publics, de protection sociale, de "but d'une nation", de protectionnisme, d'intervention publique, de vilains ultralibéraux, de dignité humaine... I'm lovin'it. Malgré une argumentation de qualité de ma part, le sincère militant n'en a pas démordu, et ce même s'il aboutissait à une contradiction (il critique le libéralisme triomphant tout en admettant que les banques centrales ont un monopole et que des interventions massives de l'Etat existaient, par exemple).
J'ai quand même réussi à lui taxer 3 publications en lui disant que j'étais pauvre (ce qui est VRAI), 3 publications aux titres évocateurs ("LaRouche: quatre puissances pour vaincre l'Empire britannique"; "Faut-il délocaliser Sarkozy?"...). J'ai pourtant commis l'irréparable: j'ai donné mon numéro de portable en précisant BIEN de ne pas m'appeler avant longtemps (parfois, je me dis que ma politesse est à sens unique...). J'entendais une bonne année. Il a compris un mois. C'est pourquoi il vient (à l'instant) de m'appeler, en pleine préparation de mon dîner (poulet-patates-cookies). L'alerte était intéressante: les Copenhaguiens vont mettre sur la table des mesures malthusiennes! Il faut agir! (Certes, mais Malthus = protectionnisme et vision étriquée... comme lui). Du coup il m'a reproposé de m'abonner à son "journal". Réponse polie (comprendre ajournement à janvier, il était tard et j'avais autre chose à faire que d'argumenter -> manger).

  Je pose donc une question: lorsque le type me rappellera en janvier, que puis-je dire qui ne soit trop rude, impoli, mais qui ne se solderait pas par un abonnement à la publication bimensuelle d'une feuille de choux d'un mouvement étatiste et protectionniste? I need help.

  Si vous voulez connaître le mouvement, site:
- le site "mère" des nouilles anti-britanniques et protectionnistes et antilibérales (attention, la lecture prolongée peut s'avérer TRES irritante). J'ai un nouveau slogan pour eux: "éteignons, éteignons donc les Lumières".