"Si nous sommes aujourd'hui présents, associations, syndicats, c'est que le débat sur le changement de statut de La Poste a débuté ce matin au Sénat, qui va durer cinq jours, et que nous voulons influencer évidemment les médias pour qu'ils parlent de La Poste, et que le débat soit réel et médiatisé" Jacques Lemercier, président du Syndicat européen des salariés des services postaux.
"Ce sont des cartes adressées au président de la République qui en fait lui demandent de respecter le résultat de la votation du 3 octobre, [où] il y a plus de deux millions de personnes qui demandent qu'il y ait un référendum sur le statut de La Poste et qu'il y ait un débat public sur l'avenir de La Poste" Annie Lahmer, directrice du cabinet du maire du IIe arrondissement de Paris.
"ça représente quoi pour vous d'être ici madame Aubry?
- La défense des services publics, c'est à dire un des éléments du modèle français auquel nous tenons, qui fait partie de notre identité d'ailleurs, qui permet l'accès de tous au droit [Faux, ça c'est légifrance], l'accès des territoires au développement, c'est donc essentiel d'être ici, pour ne pas parler d'identité nationale mais pour la défendre, parce qu'aujourd'hui ceux qui veulent en parler en essayant d'ailleurs de la manipuler sont ceux qui la cassent tous les jours, notamment en voulant privatiser La Poste"
"Je suis ici, tout simplement, en temps qu'ancien résistant" Raymond Aubrac, résistant.
J'apprends: 1/ que l'on veut médiatiser le débat sur La Poste. Parfait. Je ne demande que ça. Mais seulement ça, pas la médiatisation de leur opinion sur la Poste (lobbying? On devrait comptabiliser leur temps de parole), que je connais déjà. 2/ Que certains pensent que parce qu'ils ont installé des cartons qualifiés d'"urnes" pour organiser un semblant de "votation populaire" (sans isoloir... On se croirait dans une AG version nationale), les institutions doivent nécessairement en reconnaître la validité. Et que les mêmes demandent un "débat public" alors que ce dernier se tient au Sénat (on devrait leur apprendre le sens des mots "démocratie représentative"... selon moi, c'est déjà une erreur d'avoir ce débat au sein des assemblées: le statut ne devrait pas être changé, parce qu'il ne devrait pas être ainsi... Comme pour la SNCF: on ne devrait même pas en discuter, parce qu'il ne devrait même pas y avoir de monopole...) 3/ Que Martine Aubry confond service public et monopole injustement octroyé, et qu'elle succombe elle aussi à l'envie de définir l'identité nationale, sans même la discuter (note personnelle: je ne correspond donc pas à l'identité nationale, puisque je veux la casser en militant pour la privatisation... Exclus de l'identité nationale, ralliez-vous à MOI :) ) 4/ Que les paroles prononcées par un résistant valent de l'or, quand bien même elles ne seraient pas censées ou réfléchies. Mettez cela en relation avec les paroles de Christian Estrosi qui veut rendre la Poste imprivatisable (en utilisant le préambule de la Constitution de 1946... quand je dis que notre Constitution est mal foutue! On peut faire n'importe quoi avec ce préambule, c'est une porte ouverte à l'extension illimitée de l'Etat!), et vous obtenez une illustration de l'Union pour un Mouvement Populaire et Socialiste (vocation inavouée: consolider la République socialiste soviétique démocratique et populaire de France en usant de son influence dans la rue, dans le Soviet local et dans le Soviêt Suprême, où il a en effet des députés)
mardi 3 novembre 2009
lundi 2 novembre 2009
Fumer tue... légiférer exaspère...
Les fumeurs savent désormais à quelle sauce ils seront mangés. L'assemblée nationale a en effet donné son feu vert à une augmentation de 6% du prix des cigarettes, tandis que le président de la République a indiqué assumer une décision "cohérente et équilibrée", tout en l'accompagnant de l'interdiction de la vente de tabac sur Internet, ainsi que d'un remboursement plus généreux des substituts nicotiniques (mais seulement pour les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU, les autres ne méritent pas autant d'égards). Génial. Le président du pouvoir d'achat me signifie par là même qu'il contredit un engagement de campagne. Tout simplement génial.
Au lieu de critiquer, je devrais me réjouir: les diverses propositions de M. Yves Bur n'ont pas été reprises. Réaction de l'intéressé: " Ce choix permet à cette industrie de la mort d'augmenter ses profits de 70 à 90 millions d'€ sur le dos de la sécurité sociale, qui, en plus, paiera pour colmater les ravages du tabac". Cette réaction appelle des observations.
1/ L'industrie en question n'augmente pas ses profits sur le dos de la sécurité sociale... vu que l'argent dont il est question n'appartient PAS à la sécurité sociale (sauf si l'on considère que c'est du détournement de facultés contributives des contribuables; à mon humble avis, c'est plutôt ce genre de considérations que retient notre classe politique).
2/ Le fait que cette industrie soit une industrie de la mort n'autorise pas pour autant l'Etat à la surtaxer; les futurs morts consentent, non?
3/ La Sécurité sociale paira pour colmater les ravages du tabac? Bien fait! Il fallait y penser avant de la mettre en place!
Laissons là M. Bur et ces idées à la noix. Le fait est qu'avec ou sans lui, le prix du tabac augmente (merci, la splendide caste politique française). Ce qui pose un problème: il n'augmente pas parce que les fabricants portent leurs tarifs à des taux prohibitifs, ou parce que le tabac est devenu subitement cher. Il augmente parce qu'on le taxe. Pourquoi le taxer? Parce que l'élite de l'élite, répondant aux appels de certaines associations ou tentant de rallier à elle certaines catégories d'électeurs, veut en dissuader la consommation: le tabac, c'est mauvais pour vous et pour les comptes publics. On retrouve bien là nos adorables politiciens paternalistes.
Ce que je me demande finalement, c'est POURQUOI le tabac est-il toujours en vente? Si c'est un produit dangereux (c'est le cas), mortel, s'il nuit aux comptes publics, pourquoi ne pas tout simplement l'interdire? C'est beaucoup moins hypocrite que d'en augmenter sans cesse le prix avec la volonté consciente de voir sa consommation chuter. Réponse des intéressés: "liberté individuelle", "situation des buralistes". Tout ceci est illogique. L'Etat sort de son rôle en imposant par le biais de la taxation un comportement aux consommateurs, qu'il juge meilleur qu'un autre de façon discrétionnaire, méprisant de ce fait la liberté individuelle, mais il s'abstient d'une prohibition totale au nom de cette même liberté. Il impose aux buralistes une chute de la demande purement artificielle, mais il modère les hausses successives pour éviter de les voir tous fermer dans le mois. Où est la cohérence? C'est simple, il n'y en a pas. L'Etat a décidé que, et point à la ligne, circulez il n'y a rien à voir.
Proposition pour un monde meilleur: s'abstenir de réélire les responsables. Particulièrement visé: M. Bur, dont les propos et les propositions l'assurent de mon antipathie la plus sincère.
1/ L'industrie en question n'augmente pas ses profits sur le dos de la sécurité sociale... vu que l'argent dont il est question n'appartient PAS à la sécurité sociale (sauf si l'on considère que c'est du détournement de facultés contributives des contribuables; à mon humble avis, c'est plutôt ce genre de considérations que retient notre classe politique).
2/ Le fait que cette industrie soit une industrie de la mort n'autorise pas pour autant l'Etat à la surtaxer; les futurs morts consentent, non?
3/ La Sécurité sociale paira pour colmater les ravages du tabac? Bien fait! Il fallait y penser avant de la mettre en place!
Laissons là M. Bur et ces idées à la noix. Le fait est qu'avec ou sans lui, le prix du tabac augmente (merci, la splendide caste politique française). Ce qui pose un problème: il n'augmente pas parce que les fabricants portent leurs tarifs à des taux prohibitifs, ou parce que le tabac est devenu subitement cher. Il augmente parce qu'on le taxe. Pourquoi le taxer? Parce que l'élite de l'élite, répondant aux appels de certaines associations ou tentant de rallier à elle certaines catégories d'électeurs, veut en dissuader la consommation: le tabac, c'est mauvais pour vous et pour les comptes publics. On retrouve bien là nos adorables politiciens paternalistes.
Ce que je me demande finalement, c'est POURQUOI le tabac est-il toujours en vente? Si c'est un produit dangereux (c'est le cas), mortel, s'il nuit aux comptes publics, pourquoi ne pas tout simplement l'interdire? C'est beaucoup moins hypocrite que d'en augmenter sans cesse le prix avec la volonté consciente de voir sa consommation chuter. Réponse des intéressés: "liberté individuelle", "situation des buralistes". Tout ceci est illogique. L'Etat sort de son rôle en imposant par le biais de la taxation un comportement aux consommateurs, qu'il juge meilleur qu'un autre de façon discrétionnaire, méprisant de ce fait la liberté individuelle, mais il s'abstient d'une prohibition totale au nom de cette même liberté. Il impose aux buralistes une chute de la demande purement artificielle, mais il modère les hausses successives pour éviter de les voir tous fermer dans le mois. Où est la cohérence? C'est simple, il n'y en a pas. L'Etat a décidé que, et point à la ligne, circulez il n'y a rien à voir.
Proposition pour un monde meilleur: s'abstenir de réélire les responsables. Particulièrement visé: M. Bur, dont les propos et les propositions l'assurent de mon antipathie la plus sincère.
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mercredi 28 octobre 2009
Décentralisation...
Surprise! La décentralisation à la mode française est chère! Incroyable... La Cour des Comptes nous étonne.
Je ne vais pas rentrer dans de sordides détails d'organisation administrative (souvenirs de deuxième année...): dans son principe, la décentralisation - du moins la décentralisation territoriale - procède d'une idée plutôt bonne, celle de transférer des compétences de l'Etat à des collectivités territoriales (je dis plutôt, parce que je pense fermement que le schéma devrait être inverse: on partirait de l'individu, centre très important de compétences, pour arriver graduellement à l'Etat, centre résiduel de compétences... Avec notre décentralisation, on laisse de temps en temps des miettes aux échelons inférieurs prétendument "distincts" pour contenter l'électorat et point final).
Donc je devrais me réjouir d'une telle politique. Mais non. Parce qu'au final, c'est plus cher qu'avant, et payé avec des revenus qui pourrais être miens. Ainsi, on a créé et multiplié les doublons: alors que l'Etat s'est lentement séparé de compétences durant 25 ans, il a embauché 400 000 fonctionnaires supplémentaires. Et pendant 25 ans, la "fonction publique territoriale" a elle aussi embauché: 500 000 agents, quant les transferts de personnel ne concernaient que 150 000 postes.
Pourquoi une telle inflation? Parce qu'en décentralisant, on a donné un prétexte aux élus locaux pour embaucher, et donc se faire réélire (en montrant en bon peuple qu'on agit): "afin de faire face au désengagement croissant de l'Etat, bla bla bla". je le constate chaque mois dansla Pravda communale le magazine de la municipalité. Parce qu'en décentralisant, on a aussi voulu aider les collectivités territoriales, ce qui coûte de l'argent. Et enfin parce qu'on a seulement transféré des compétences d'Etat jusqu'à la commune en passant par d'autres échelons, sans remettre en question ces compétences d'une part, et sans se poser la question de savoir si on pouvait continuer jusqu'aux individus d'autre part.
Bref, une bonne idée a en fait servi de prétexte pour légitimer les élus d'échelons pas toujours utiles (sérieusement, cela ne vous fait-il pas complètement *CENSURE* de savoir que les conseillers généraux de Campagneville-sur-la-rivière-EST s'occupent de vous et aident à la diffusion de la culture en subventionnant telle manifestation d'arts de rue? Avec votre argent? Pour se légitimer?), et accroître la puissance des barons locaux...
Je ne vais pas rentrer dans de sordides détails d'organisation administrative (souvenirs de deuxième année...): dans son principe, la décentralisation - du moins la décentralisation territoriale - procède d'une idée plutôt bonne, celle de transférer des compétences de l'Etat à des collectivités territoriales (je dis plutôt, parce que je pense fermement que le schéma devrait être inverse: on partirait de l'individu, centre très important de compétences, pour arriver graduellement à l'Etat, centre résiduel de compétences... Avec notre décentralisation, on laisse de temps en temps des miettes aux échelons inférieurs prétendument "distincts" pour contenter l'électorat et point final).
Donc je devrais me réjouir d'une telle politique. Mais non. Parce qu'au final, c'est plus cher qu'avant, et payé avec des revenus qui pourrais être miens. Ainsi, on a créé et multiplié les doublons: alors que l'Etat s'est lentement séparé de compétences durant 25 ans, il a embauché 400 000 fonctionnaires supplémentaires. Et pendant 25 ans, la "fonction publique territoriale" a elle aussi embauché: 500 000 agents, quant les transferts de personnel ne concernaient que 150 000 postes.
Pourquoi une telle inflation? Parce qu'en décentralisant, on a donné un prétexte aux élus locaux pour embaucher, et donc se faire réélire (en montrant en bon peuple qu'on agit): "afin de faire face au désengagement croissant de l'Etat, bla bla bla". je le constate chaque mois dans
Bref, une bonne idée a en fait servi de prétexte pour légitimer les élus d'échelons pas toujours utiles (sérieusement, cela ne vous fait-il pas complètement *CENSURE* de savoir que les conseillers généraux de Campagneville-sur-la-rivière-EST s'occupent de vous et aident à la diffusion de la culture en subventionnant telle manifestation d'arts de rue? Avec votre argent? Pour se légitimer?), et accroître la puissance des barons locaux...
lundi 19 octobre 2009
Ya des jours comme ça...
Journée pourrie... 1h30 de sommeil, levé à 6h30. J'ai eu la joie de me heurter à quasiment tous les meubles dans une zone comprise entre ma chambre et le pommeau de douche.
7h25, départ. Je ressemble à un zombie, mes yeux se ferment tout seul. Traversée de la ville dans le noir, arrivée à la fac. Joie: le TD a lieu en C206, c'est à dire au deuxième étage, et il me reste 15 minutes de temps libre, l'occasion de fumer la première cigarette de la journée.
TD. Je croyais ne pas tout avoir compris, mais c'était faux: je n'ai RIEN compris, mon devoir est par conséquence squelettique et il est à présent entre les mains de la chargée de TD... Enfin, je dois positiver: au moins, j'ai compris le cour sur la coutume. Dommage que ce soit à l'occasion du TD. A l'issue du TD, une pensée très très profonde: POURQUOI le droit international public existe-t-il? Réponse: pour pourrir les journées des étudiants en droit.
Sortie, re-cigarette (que j'ai savouré, après deux heures d'abstinence et de déprime face à une chargée de TD qui parle de trucs qui semblent évidents). Trajet du retour (je sèche le droit fiscal: je veux dormir au moins trois heure, histoire de consacrer mon après-midi à... un autre TD. chouette!), tête qui tourne. Cinq étages, porte ---> ordi toujours alumé. Post inutile sur ma vie quotidienne, complainte de l'étudiant lassé par le droit public en général.
Et ensuite: MY BEEEEEEEEEEEEEEEEED! réveil dans 3h! @ plus!
7h25, départ. Je ressemble à un zombie, mes yeux se ferment tout seul. Traversée de la ville dans le noir, arrivée à la fac. Joie: le TD a lieu en C206, c'est à dire au deuxième étage, et il me reste 15 minutes de temps libre, l'occasion de fumer la première cigarette de la journée.
TD. Je croyais ne pas tout avoir compris, mais c'était faux: je n'ai RIEN compris, mon devoir est par conséquence squelettique et il est à présent entre les mains de la chargée de TD... Enfin, je dois positiver: au moins, j'ai compris le cour sur la coutume. Dommage que ce soit à l'occasion du TD. A l'issue du TD, une pensée très très profonde: POURQUOI le droit international public existe-t-il? Réponse: pour pourrir les journées des étudiants en droit.
Sortie, re-cigarette (que j'ai savouré, après deux heures d'abstinence et de déprime face à une chargée de TD qui parle de trucs qui semblent évidents). Trajet du retour (je sèche le droit fiscal: je veux dormir au moins trois heure, histoire de consacrer mon après-midi à... un autre TD. chouette!), tête qui tourne. Cinq étages, porte ---> ordi toujours alumé. Post inutile sur ma vie quotidienne, complainte de l'étudiant lassé par le droit public en général.
Et ensuite: MY BEEEEEEEEEEEEEEEEED! réveil dans 3h! @ plus!
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dimanche 18 octobre 2009
News toutes bêtes...
Je ne suis pas très bon photographe (non sans rire?), mais j'ai tout de même tenté. Ces trois nouvelles amies se nomment, de gauche à droite (au cas quasi-certain où l'on ne pourrait pas lire mon écriture): Euphrosyne, Thalie et Aglaé. Bon je file, j'ai un TD de Droit international public à faire pour demain 8h, et j'ai pour objectif de comprendre ce qui m'est demandé avant 22h...
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samedi 10 octobre 2009
Enervitude
Cri d'alarme d'un ami de l'environnement. Je ne m'en prends pas aux grandes firmes transnationales, ni aux barons capitalistes exploiteurs. Je m'en prends... aux gens. Oui, aux gens, à quasiment l'ensemble des gens. Pourquoi? Pure possessivité: j'en ai assez de voir la masse succomber aux discours de fascistes verts en me piquant mon idée.
Depuis peu, presque TOUT le monde se soucie d'environnement. Je devrais me dire: "Génial, ils deviennent subitement tous un peu plus responsables!". Au lieu de cela, je constate qu'au lieu de se remettre en question, ils en appellent à l'Etat, et que quand bien même ils se remettent en question, ils versent dans les théories fumeuses de la décroissance (et donc du "dé-progrès"). Toujours l'Etat, au final. Pire que tout : des militants des Verts de mon âge viennent vers moi et osent, je dis bien osent, m'expliquer que pour lutter contre le réchauffement climatique je dois 1/ adhérer, 2/ agir en signant X pétition, et 3/ détester notre capitaliste de monde pour ce qu'il engendre. Je connaissais déjà les problématiques environnementales avant même qu'ils ne sachent que le mot "écologie" existe... Bref, je suis attérré: la prise de conscience c'est fait, les décisions que je défends (c'est à dire la liberté, le juste prix des choses, la responsabilité), c'est loin d'être fait.
Exemple concret: Développer les renouvelables (j'ai une préférence pour le solaire). Selon moi, il faudrait d'abord supprimer les subventions dont elles bénéficient (créatrices de rentes injustifiées et massacreuses de paysages), supprimer les subventions dont peuvent bénéficier les énergies conventionnelles, et internaliser les risques pour tous les opérateurs et propriétaires de centrales. Ensuite, on laisse le marché tranquille (si le nucléaire est cher - ce qui est le cas, merci l'Etat pour tes choix - l'opérateur pourra abaisser ses coûts avec une autre énergie; si l'énergie est chère, les gens la gaspilleront moins... sinon, ils l'utiliseront, et ainsi de suite... bref, le marché, quoi). Pour les Verts, il faut augmenter les subventions publiques, faciliter les implantations, légiférer sans cesse, interdire le reste, et le tout en garantissant un prix assez bas pour les consommateurs. Consensus actuel sur la seconde position (qui pourtant procède du même principe qui a permis la floraison de centrales nucléaires qu'ils critiquent aujourd'hui: l'Etat légifère et agit en matière d'énergie). Zat isolé. Zat frustré. Frustration qui culmine avec le Grenelle Environnement, et se poursuit avec la "grenelle-envirionnementalisation" des mentalités.
Re-exemple concret: le bio et les produits écolabellisés. Il m'arrive de consommer des aliments bio (quand j'ai de l'argent et que j'accepte de le dépenser), parce que je considère que c'est bien pour moi (ou plutôt: je me donne bonne conscience) et parce que généralement le design de l'emballage m'attire (grosse faiblesse: je suis attiré par les emballages, et j'achète... Je n'ai pas de volonté en matière de consommation =D). Pourtant, je n'impose pas aux autres d'en consommer, c'est une question personnelle. Je prend des pommes bio comme j'achète du salami danois rose fluo d'animaux qui n'ont jamais vu la lumière du jour. Je peux parfois tenter de convaincre les autres qu'acheter un gel WC "éco-label européen" c'est moins nocif pour les milieux aquatiques. Mais je ne l'impose pas (collocataires mis à part: quand c'est moi qui achète le gel WC, je choisis, donc mon choix peut s'imposer à eux... mais ils m'ont donné le pouvoir de choisir, donc... pas de pitié! Et en plus ils s'en fichent tellement qu'ils disent oui, vu que c'est mon argent). Les Verts, et maintenant les gens, exigent des quotas de produits bio dans les cantines scolaires, et veulent même faire légiférer dans ce sens. Pas question que l'établissement choisisse; non: ils préfèrent le bio, donc ils l'imposent. Qu'ils se contentent de convaincre, sans imposer!
Les enfants, on s'achemine vers le meilleur des mondes! Youhou! (amertume).
Depuis peu, presque TOUT le monde se soucie d'environnement. Je devrais me dire: "Génial, ils deviennent subitement tous un peu plus responsables!". Au lieu de cela, je constate qu'au lieu de se remettre en question, ils en appellent à l'Etat, et que quand bien même ils se remettent en question, ils versent dans les théories fumeuses de la décroissance (et donc du "dé-progrès"). Toujours l'Etat, au final. Pire que tout : des militants des Verts de mon âge viennent vers moi et osent, je dis bien osent, m'expliquer que pour lutter contre le réchauffement climatique je dois 1/ adhérer, 2/ agir en signant X pétition, et 3/ détester notre capitaliste de monde pour ce qu'il engendre. Je connaissais déjà les problématiques environnementales avant même qu'ils ne sachent que le mot "écologie" existe... Bref, je suis attérré: la prise de conscience c'est fait, les décisions que je défends (c'est à dire la liberté, le juste prix des choses, la responsabilité), c'est loin d'être fait.
Exemple concret: Développer les renouvelables (j'ai une préférence pour le solaire). Selon moi, il faudrait d'abord supprimer les subventions dont elles bénéficient (créatrices de rentes injustifiées et massacreuses de paysages), supprimer les subventions dont peuvent bénéficier les énergies conventionnelles, et internaliser les risques pour tous les opérateurs et propriétaires de centrales. Ensuite, on laisse le marché tranquille (si le nucléaire est cher - ce qui est le cas, merci l'Etat pour tes choix - l'opérateur pourra abaisser ses coûts avec une autre énergie; si l'énergie est chère, les gens la gaspilleront moins... sinon, ils l'utiliseront, et ainsi de suite... bref, le marché, quoi). Pour les Verts, il faut augmenter les subventions publiques, faciliter les implantations, légiférer sans cesse, interdire le reste, et le tout en garantissant un prix assez bas pour les consommateurs. Consensus actuel sur la seconde position (qui pourtant procède du même principe qui a permis la floraison de centrales nucléaires qu'ils critiquent aujourd'hui: l'Etat légifère et agit en matière d'énergie). Zat isolé. Zat frustré. Frustration qui culmine avec le Grenelle Environnement, et se poursuit avec la "grenelle-envirionnementalisation" des mentalités.
Re-exemple concret: le bio et les produits écolabellisés. Il m'arrive de consommer des aliments bio (quand j'ai de l'argent et que j'accepte de le dépenser), parce que je considère que c'est bien pour moi (ou plutôt: je me donne bonne conscience) et parce que généralement le design de l'emballage m'attire (grosse faiblesse: je suis attiré par les emballages, et j'achète... Je n'ai pas de volonté en matière de consommation =D). Pourtant, je n'impose pas aux autres d'en consommer, c'est une question personnelle. Je prend des pommes bio comme j'achète du salami danois rose fluo d'animaux qui n'ont jamais vu la lumière du jour. Je peux parfois tenter de convaincre les autres qu'acheter un gel WC "éco-label européen" c'est moins nocif pour les milieux aquatiques. Mais je ne l'impose pas (collocataires mis à part: quand c'est moi qui achète le gel WC, je choisis, donc mon choix peut s'imposer à eux... mais ils m'ont donné le pouvoir de choisir, donc... pas de pitié! Et en plus ils s'en fichent tellement qu'ils disent oui, vu que c'est mon argent). Les Verts, et maintenant les gens, exigent des quotas de produits bio dans les cantines scolaires, et veulent même faire légiférer dans ce sens. Pas question que l'établissement choisisse; non: ils préfèrent le bio, donc ils l'imposent. Qu'ils se contentent de convaincre, sans imposer!
Les enfants, on s'achemine vers le meilleur des mondes! Youhou! (amertume).
dimanche 20 septembre 2009
Vue depuis mon Velux
Soir de septembre vu de mon velux




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mercredi 16 septembre 2009
l'emploi du temps de ouf de sa reum de dingue de la mort!
Navré pour le titre. Mais ça me faisait rire (il en faut peu, JE SAIS). J'ai en effet pu lire mon emploi du temps de ce premier semestre, hors modifications et avec un doute sur les heures pas trop lisibles.
LUNDI: 10h-12h. Droit fiscal.
MARDI: 9h-12. Droit administratif des biens.
MERCREDI: 8h30-10h. Histoire des obligations. 10h-12h puis 13h-14h Droit international public.
JEUDI: 9h-12h. Droit pénal approfondi. 15h-16h30. Droit international public. 17h-19h. Contrats spéciaux.
VENDREDI: 13h-14h. Droit fiscal. 14h-17h Droit des sociétés. 17h-19h Contrats spéciaux.
1/ Je déteste me lever le matin.
2/Je déteste finir tard.
3/ Je déteste devoir finir tard alors que j'aurais pu commencer plus tôt.
LUNDI: 10h-12h. Droit fiscal.
MARDI: 9h-12. Droit administratif des biens.
MERCREDI: 8h30-10h. Histoire des obligations. 10h-12h puis 13h-14h Droit international public.
JEUDI: 9h-12h. Droit pénal approfondi. 15h-16h30. Droit international public. 17h-19h. Contrats spéciaux.
VENDREDI: 13h-14h. Droit fiscal. 14h-17h Droit des sociétés. 17h-19h Contrats spéciaux.
1/ Je déteste me lever le matin.
2/Je déteste finir tard.
3/ Je déteste devoir finir tard alors que j'aurais pu commencer plus tôt.
mardi 15 septembre 2009
La France et mon tabac...
Enervant, le regard haineux de la vieille dame de ce matin en direction de ma cigarette alors qu'elle était facilement à cinq mètres de moi. Du coup, je me suis mis à réflechir sur l'attitude des pouvoirs publics sur mon addiction. Constat: la liberté en recul (étonnant quand on parle de pouvoirs publics).
Je comprends l'impossibilité de fumer dans des bâtiments publics: on a fait de l'Etat leur propriétaire, alors autant qu'il agisse en propriétaire, et s'il ne veut pas que je fume chez lui, OK. Je comprends et j'excuse aussi la tendance à créer des lieux spéciaux pour isoler les fumeurs: je ne vois aucune raison pour polluer des gens qui n'ont pas choisi de l'être.
Ce que je comprends moins, ce sont les autres restrictions. Prenons le train: pourquoi avoir supprimé les wagons fumeurs? On me répond que c'est à l'origine une pratique commerciale de la SNCF. Je veux bien, mais dans ce cas je devrais pouvoir choisir un concurrent maintenant des wagons fumeurs, ce qui est actuellement impossible. Prenons les discothèques: si le propriétaire en fait un lieux non-fumeur, les gens peuvent aller dehors. Si le propriétaire n'interdit pas la cigarette, et que des non-fumeurs sont mécontents, ils peuvent tout simplement... changer de boîte de nuit. Prenons les cafés-tabacs: là encore, si le propriétaire tolère les fumeurs, les non-fumeurs mécontents peuvent aller ailleurs... rien ne les OBLIGE à rester!
Passons maintenant aux prix. Jusqu'à récemment, je consommais des Marlboro normales au prix de 5,30€ (j'ai changé au profit de "cigarettes" dégueu mais moins cher...). Si l'on décompose ce prix, on obtient: 64% de droits d'accise, environ 16% de TVA, environ 12% pour le fabricant et 8% pour les buralistes (selon "les droits des non-fumeurs). C'est tout de même un peu fort: 80% de taxes! 80%!
Un conseil pour le gouvernement: s'il tient à restaurer mon pouvoir d'achat, qu'il commence par ôter ses mains sales de mon porte monnaie vide et s'occupe d'autre chose que mon addiction! J'ai la prétention d'être quelqu'un d'assez raisonnable, je SAIS que fumer risque très très très fort de me tuer, alors pourquoi vouloir me dissuader du fumer? C'est débile: j'ai le droit de vote, mais on me prend tellement pour un con qu'on augmente artificiellement le prix du tabac pour me dissuader. Bande de nazes... On devrait taxer la connerie et payer les hauts fonctionnaires à l'intelligence, l'Etat serait supra-riche et ce serait conforme à ses critères d'absurdité de l'impôt.
Je comprends l'impossibilité de fumer dans des bâtiments publics: on a fait de l'Etat leur propriétaire, alors autant qu'il agisse en propriétaire, et s'il ne veut pas que je fume chez lui, OK. Je comprends et j'excuse aussi la tendance à créer des lieux spéciaux pour isoler les fumeurs: je ne vois aucune raison pour polluer des gens qui n'ont pas choisi de l'être.
Ce que je comprends moins, ce sont les autres restrictions. Prenons le train: pourquoi avoir supprimé les wagons fumeurs? On me répond que c'est à l'origine une pratique commerciale de la SNCF. Je veux bien, mais dans ce cas je devrais pouvoir choisir un concurrent maintenant des wagons fumeurs, ce qui est actuellement impossible. Prenons les discothèques: si le propriétaire en fait un lieux non-fumeur, les gens peuvent aller dehors. Si le propriétaire n'interdit pas la cigarette, et que des non-fumeurs sont mécontents, ils peuvent tout simplement... changer de boîte de nuit. Prenons les cafés-tabacs: là encore, si le propriétaire tolère les fumeurs, les non-fumeurs mécontents peuvent aller ailleurs... rien ne les OBLIGE à rester!
Passons maintenant aux prix. Jusqu'à récemment, je consommais des Marlboro normales au prix de 5,30€ (j'ai changé au profit de "cigarettes" dégueu mais moins cher...). Si l'on décompose ce prix, on obtient: 64% de droits d'accise, environ 16% de TVA, environ 12% pour le fabricant et 8% pour les buralistes (selon "les droits des non-fumeurs). C'est tout de même un peu fort: 80% de taxes! 80%!
Un conseil pour le gouvernement: s'il tient à restaurer mon pouvoir d'achat, qu'il commence par ôter ses mains sales de mon porte monnaie vide et s'occupe d'autre chose que mon addiction! J'ai la prétention d'être quelqu'un d'assez raisonnable, je SAIS que fumer risque très très très fort de me tuer, alors pourquoi vouloir me dissuader du fumer? C'est débile: j'ai le droit de vote, mais on me prend tellement pour un con qu'on augmente artificiellement le prix du tabac pour me dissuader. Bande de nazes... On devrait taxer la connerie et payer les hauts fonctionnaires à l'intelligence, l'Etat serait supra-riche et ce serait conforme à ses critères d'absurdité de l'impôt.
dimanche 13 septembre 2009
Rouen!
Les vacances sont presque finies (il me reste une toute petite semaine avant la reprise), il était temps de m'installer dans ma nouvelle chambre, dans l'appart fitness - cinq étages, aucun ascenseur, rue Jeanne d'Arc à Rouen. J'ai bougé les meubles, re-postérisé la chambre pour lui donner vie, installé une livebox qui m'a l'air plus "live" que l'autre, fait mon lit, rangé mes livres.
Demain, direction la scolarité de la fac pour donner la fiche d'inscription pédagogique. L'année a de fortes chances d'être intéressante, au vu des matières:
semestre 1
- contrats spéciaux (pris en TD)
- droit des sociétés
- droit fiscal général (angoisse)
- droit administratif des biens (re-angoisse)
- droit international public (pris en TD)
- histoire du droit des obligations (pris en TD)
- droit pénal approfondi (pris en TD; sinon c'était droit des assurances ou droit de la responsabilité administrative... mmmh... NAN)
semestre 2
- droit judiciaire privé (pris en TD)
- droit social/le contrat de travail
- libertés fondamentales (pris en TD; je me demande ce qu'ils vont y inclure)
- droit spécial des sociétés
- droit public de l'Union Européenne
- philosophie du droit
- droit de la consommation
Demain, direction la scolarité de la fac pour donner la fiche d'inscription pédagogique. L'année a de fortes chances d'être intéressante, au vu des matières:
semestre 1
- contrats spéciaux (pris en TD)
- droit des sociétés
- droit fiscal général (angoisse)
- droit administratif des biens (re-angoisse)
- droit international public (pris en TD)
- histoire du droit des obligations (pris en TD)
- droit pénal approfondi (pris en TD; sinon c'était droit des assurances ou droit de la responsabilité administrative... mmmh... NAN)
semestre 2
- droit judiciaire privé (pris en TD)
- droit social/le contrat de travail
- libertés fondamentales (pris en TD; je me demande ce qu'ils vont y inclure)
- droit spécial des sociétés
- droit public de l'Union Européenne
- philosophie du droit
- droit de la consommation
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lundi 31 août 2009
je les ai retrouvés!
Les documents permettant à ATTAC d'être subventionnée. L'agrément initial et le renouvellement de ce dernier. Dans le deuxième document, remarquez les visas, c'est drôle: on a apparemment en France une loi portant "diverses dispositions d'ordre social, éducatif et culturel" du 17 juillet 2001 (une Jospinade), un Conseil National et des Conseils départementaux de l'éducation populaire et de la jeunesse, et une loi permettant à l'Etat d'agréer selon le bon vouloir des personnes qui le représente les associations de jeunesse et d'éducation populaire. Puisqu'on vous dit que les élites de gôche pensent à la base!

Le document deux peut être trouvé ici (c'est le plus intéressant, car émanant d'un gouvernement de droite... alors Nico, on fait proliférer les marxistes? =D)

Le document deux peut être trouvé ici (c'est le plus intéressant, car émanant d'un gouvernement de droite... alors Nico, on fait proliférer les marxistes? =D)
mardi 4 août 2009
Coup de blues...
Je vais avoir 20 ans (c'est pour moi une tragédie), et très sincèrement, je vis dans un pays qui parfois me déprime. L'Etat est surdéveloppé, l'administration ne me donne jamais l'impression d'être humaine, la classe politique m'écoeure, et les gens me lassent... Toujours à attendre que l'Etat vole à son secours...
L’Etat est un fléau, car il utilise pour parvenir à ses fins la coercition à l’encontre de ses citoyens. Cependant, ce fléau est nécessaire, car à l’heure actuelle il est illusoire de croire que les individus pourraient s’autolimiter et s’autogérer. Penser que l’Etat n’aurait plus vocation à exister, c’est croire que les individus pourraient eux-mêmes décider de ne plus s’entre-tuer, de ne plus convoiter les biens de leurs voisins et en somme de ne plus bafouer les libertés des autres individus. Ce serait en fait admettre que l’axiome « ma liberté s’arrête là où commence celle de mon voisin » serait traduit en acte, inscrit dans la conscience de tous les individus.
L’Etat est donc par essence un fléau nécessaire : il permet de garantir les libertés fondamentales de chaque individu en exerçant les fonctions de police, de défense, de diplomatie ou de justice. En retour, il fait payer ses services à chaque citoyen, transformé à cette occasion en contribuable : c’est le fondement de l’impôt. Dans la théorie, il prélève la juste somme de façon égale sur chaque citoyen, pour ne léser personne. Mais apparemment l’Etat « moderne » ne répond plus à cette définition. De fléau nécessaire, il est devenu fléau pour une part non-négligeable superflu. Il s’occupe maintenant de s’assurer du bonheur, de la prospérité de chacun des citoyens, que ce dernier le veuille ou non : il gère son environnement, prend aux uns pour redonner aux autres sans justification raisonnable, détermine parfois les prix de certains biens pour les faire correspondre aux vues de ses créatures, gère directement certaines activités sous couvert de « service public » (dont la définition n'est jamais claire), impose la solidarité à tous… L’Etat s’est mué en « grand ordonnateur » de la société civile, en faisant payer à cette dernière ce nouveau rôle au prix fort. La santé, le travail, l’environnement, la culture, le logement, l’éducation, la jeunesse, le sport, les retraites, l’Histoire même : il n’y a presque plus rien qui ne soit passé sous la coupe de l’Etat-providence, qu’il conviendrait finalement de renommer Léviathan. En parallèle, il n’y a presque rien qui ne soit pas taxé et réglementé par l’Etat. Pourrait-il en être autrement ? Certainement. Mais l’alternative fait peur, elle est redoutée, à la fois des servants de l’Etat et des citoyens que l’on a patiemment asservi. Cette alternative se résume à un mot, tout simple : liberté. Elle se structure par le corollaire de celle-ci, la responsabilité. Et implique une notion semble-t-il oubliée : l’Etat anorexique. L’Etat restreint dans les domaines de compétences où il est légitime et où il ne peut en être autrement du fait de l’incapacité des individus de s’autogérer.
Le système de la liberté a l’avantage de laisser l’individu seul maître de ses choix, en suivant sa propre échelle de valeurs, pourvu qu’il respecte un ordre public qui pourrait se résumer par le refus de voir quiconque outrepasser les droits d’autrui. L’argent prélevé sur la fortune de l’individu par la puissance publique ne sert qu’à s’assurer que les droits de chacun seront respectés. Pour le reste, libre décision ! Si la société ne supporte pas de voir quelques uns de ses membres sombrer dans un état de misère (le mot est tellement plus frappant et moins aseptisé que « précarité »), et qu’elle autorise une atteinte au principe de l’Etat minimal, elle peut toujours mettre en place des solutions certes intrusives et gourmandes en argent public, mais tellement plus mesurées que dans l’assistanat à grande échelle mâtiné d’égalitarisme et de haine des riches : il suffit qu’elle se souvienne qu’une société inégalitaire mais assurant à chacun de ses membres un état de prospérité suffisant est plus efficient qu’une société prétendument égalitaire ou la majorité des membres ont sombré dans la pauvreté. Et en conséquence, elle peut prélever un peu plus sur l’ensemble de la collectivité pour financer des centres d’hébergement d’urgence, pour financer des aides individuelles et non des aides à des structures, tout en s’assurant que des contreparties existent. Il n’est pas besoin qu’elle s’embête à créer des barrières et protections dites « sociales » artificielles, qu’elle permette l’entretient d’une véritable armée de fonctionnaires, qu’elle réglemente toute la vie des citoyens, qu’elle s’occupe de leur culture ou de leur retraite, qu’elle entretienne une « politique de l’emploi » du reste inefficace…
Dans ce système de la liberté, même dilué par une certaines aspiration à la générosité, la Sécurité sociale « à la française » n’existerait pas (pour mon plus grand bonheur) : chacun pourrait choisir qui va l’assurer, pour quel montant et pour quelles prestations. Le salaire versé par l’employeur correspondrait à la réalité du travail effectué, sans « salaire minimum » unique décidé par une élite politique si prompte à la démagogie en temps d’élection, ni prélèvements sociaux parfois honteusement qualifiés de « cotisations » : à chacun de décider, une fois ses impôts (minimaux) versés, où placer son argent, c'est-à-dire que consacrer à sa santé, à sa retraite, à sa consommation… L’Etat ne subventionnerait pas en pure perte des activités déficitaires par souci idéologique : le consommateur déciderait. Ses représentants ne s'endetteraient pas sur mon dos en attendant qu'une crise qu'ils ont en partie provoquée s'apaise. Le chef de l'Etat ne lancerait pas de "GRAND" emprunt national pour masquer 30 ans de non-gestion des finances publiques. La chose politique ne se soucierait que d’ordre public, la législation ne se préoccuperait par exemple pas de savoir si la prostitution est conforme ou non aux mœurs, se contentant ne sanctionner que les atteintes au consentement de personnes libres. On ne chercherait pas à interdire le cannabis ou le voile parce que cela ne plaît pas à une certaine catégorie: on les réglementerait de façon à ce que la liberté concorde avec les droits des autres.
Bref : on laisserait les gens tranquilles. Et moi avec.
L’Etat est un fléau, car il utilise pour parvenir à ses fins la coercition à l’encontre de ses citoyens. Cependant, ce fléau est nécessaire, car à l’heure actuelle il est illusoire de croire que les individus pourraient s’autolimiter et s’autogérer. Penser que l’Etat n’aurait plus vocation à exister, c’est croire que les individus pourraient eux-mêmes décider de ne plus s’entre-tuer, de ne plus convoiter les biens de leurs voisins et en somme de ne plus bafouer les libertés des autres individus. Ce serait en fait admettre que l’axiome « ma liberté s’arrête là où commence celle de mon voisin » serait traduit en acte, inscrit dans la conscience de tous les individus.
L’Etat est donc par essence un fléau nécessaire : il permet de garantir les libertés fondamentales de chaque individu en exerçant les fonctions de police, de défense, de diplomatie ou de justice. En retour, il fait payer ses services à chaque citoyen, transformé à cette occasion en contribuable : c’est le fondement de l’impôt. Dans la théorie, il prélève la juste somme de façon égale sur chaque citoyen, pour ne léser personne. Mais apparemment l’Etat « moderne » ne répond plus à cette définition. De fléau nécessaire, il est devenu fléau pour une part non-négligeable superflu. Il s’occupe maintenant de s’assurer du bonheur, de la prospérité de chacun des citoyens, que ce dernier le veuille ou non : il gère son environnement, prend aux uns pour redonner aux autres sans justification raisonnable, détermine parfois les prix de certains biens pour les faire correspondre aux vues de ses créatures, gère directement certaines activités sous couvert de « service public » (dont la définition n'est jamais claire), impose la solidarité à tous… L’Etat s’est mué en « grand ordonnateur » de la société civile, en faisant payer à cette dernière ce nouveau rôle au prix fort. La santé, le travail, l’environnement, la culture, le logement, l’éducation, la jeunesse, le sport, les retraites, l’Histoire même : il n’y a presque plus rien qui ne soit passé sous la coupe de l’Etat-providence, qu’il conviendrait finalement de renommer Léviathan. En parallèle, il n’y a presque rien qui ne soit pas taxé et réglementé par l’Etat. Pourrait-il en être autrement ? Certainement. Mais l’alternative fait peur, elle est redoutée, à la fois des servants de l’Etat et des citoyens que l’on a patiemment asservi. Cette alternative se résume à un mot, tout simple : liberté. Elle se structure par le corollaire de celle-ci, la responsabilité. Et implique une notion semble-t-il oubliée : l’Etat anorexique. L’Etat restreint dans les domaines de compétences où il est légitime et où il ne peut en être autrement du fait de l’incapacité des individus de s’autogérer.
Le système de la liberté a l’avantage de laisser l’individu seul maître de ses choix, en suivant sa propre échelle de valeurs, pourvu qu’il respecte un ordre public qui pourrait se résumer par le refus de voir quiconque outrepasser les droits d’autrui. L’argent prélevé sur la fortune de l’individu par la puissance publique ne sert qu’à s’assurer que les droits de chacun seront respectés. Pour le reste, libre décision ! Si la société ne supporte pas de voir quelques uns de ses membres sombrer dans un état de misère (le mot est tellement plus frappant et moins aseptisé que « précarité »), et qu’elle autorise une atteinte au principe de l’Etat minimal, elle peut toujours mettre en place des solutions certes intrusives et gourmandes en argent public, mais tellement plus mesurées que dans l’assistanat à grande échelle mâtiné d’égalitarisme et de haine des riches : il suffit qu’elle se souvienne qu’une société inégalitaire mais assurant à chacun de ses membres un état de prospérité suffisant est plus efficient qu’une société prétendument égalitaire ou la majorité des membres ont sombré dans la pauvreté. Et en conséquence, elle peut prélever un peu plus sur l’ensemble de la collectivité pour financer des centres d’hébergement d’urgence, pour financer des aides individuelles et non des aides à des structures, tout en s’assurant que des contreparties existent. Il n’est pas besoin qu’elle s’embête à créer des barrières et protections dites « sociales » artificielles, qu’elle permette l’entretient d’une véritable armée de fonctionnaires, qu’elle réglemente toute la vie des citoyens, qu’elle s’occupe de leur culture ou de leur retraite, qu’elle entretienne une « politique de l’emploi » du reste inefficace…
Dans ce système de la liberté, même dilué par une certaines aspiration à la générosité, la Sécurité sociale « à la française » n’existerait pas (pour mon plus grand bonheur) : chacun pourrait choisir qui va l’assurer, pour quel montant et pour quelles prestations. Le salaire versé par l’employeur correspondrait à la réalité du travail effectué, sans « salaire minimum » unique décidé par une élite politique si prompte à la démagogie en temps d’élection, ni prélèvements sociaux parfois honteusement qualifiés de « cotisations » : à chacun de décider, une fois ses impôts (minimaux) versés, où placer son argent, c'est-à-dire que consacrer à sa santé, à sa retraite, à sa consommation… L’Etat ne subventionnerait pas en pure perte des activités déficitaires par souci idéologique : le consommateur déciderait. Ses représentants ne s'endetteraient pas sur mon dos en attendant qu'une crise qu'ils ont en partie provoquée s'apaise. Le chef de l'Etat ne lancerait pas de "GRAND" emprunt national pour masquer 30 ans de non-gestion des finances publiques. La chose politique ne se soucierait que d’ordre public, la législation ne se préoccuperait par exemple pas de savoir si la prostitution est conforme ou non aux mœurs, se contentant ne sanctionner que les atteintes au consentement de personnes libres. On ne chercherait pas à interdire le cannabis ou le voile parce que cela ne plaît pas à une certaine catégorie: on les réglementerait de façon à ce que la liberté concorde avec les droits des autres.
Bref : on laisserait les gens tranquilles. Et moi avec.
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