samedi 9 mai 2009

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!

Après maintes tentatives, j'ai enfin réussis à gagner à Climcity!!! Le but du jeu? En 50 tours, parvenir à réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2008 (passer de 864 456 points à au moins 217 000 points), à réduire la consommation d'énergie de 40% par rapport à 2008 (passer de 331 907 points à au moins 200 000 points), porter la part des énergies renouvelables à 60% (on démarre à 3%), et enfin cumuler au moins 20 points d'adaptation. Il faut ainsi se compliquer la vie à isoler les bâtiments, développer des énergies et recherches coûteuses, prévoir les évènements fâcheux tels que les sécheresses et nouvelles maladies, réduire la consommation de carburant... Ce jeu est dur. Mais à la 12e tentative, j'ai vaincu le réchauffement climatique (virtuellement, bien sûr). La preuve:

dimanche 3 mai 2009

Pforzheim, c'est fun

Génial, simplement génial. J'ai passé quelques jours à Pforzheim (Allemagne) pour les 20 ans d'une amie... Et c'était le paradis. Passons certains détails de ma vie privée, et concentrons nous sur le reste. Lors de mon arrivée à la gare de Karlsruhe, j'achète des billets à une borne automatique pour Pforzheim. Et là, surprise: le papier des billets de la Deutsche Bahn est certifié issu de forêts bénéficiant d'une gestion soutenable, et un grand parc à vélo jouxte la gare. Alors que je me trouve face à un chocolat en terrasse en face de ladite gare, un tramway passe devant moi. Je suis déjà aux anges... Mais cela ne fait que commencer.
Dans la gare, 20 minutes avant le départ du train, re agréable surprise (ok, ce n'étais pas réellement une surprise, je le savais...) en achetant la cartouche de Malbarré: mon portefeuille apprécie de payer 40€ au lieu de 53€ (je le reconnais, les paquets de Malbarré allemands ne comprennent que 17 cancerrettes... mais bon, vu le prix ça passe facilement!). Peu après, alors qu'en bon français je recherche une borne pour composter mon billet, on m'apprend que les billets ne se compostent pas ici: le contrôleur ne fait que vérifier.
Alors que le train roule à vive allure direction Stuttgart (il prendra le soin de s'arrêter à Pforzheim), mon regard se perd dans le paysage. Beaucoup de forêt, et, dans les agglomérations traversées, des maisons spacieuses... munies de panneaux solaires photovoltaïques. Arrivée à Pforzheim, je retrouve les habituels distributeurs de cancerrettes (elles sont maintenant munies de "détecteurs d'âge"... qui ne contrôlent que les cartes de crédit allemandes et les cartes d'identité allemandes. Tant pis), une multitude de restaurants rapides/cafétérias/..., les téléphones roses de la Deutsche Telecom, les piétons qui attendent scrupuleusement que le bonhomme soit vert pour traverser, le droit de fumer dans certains tabacs, de l'anglais parlé à la perfection, des grosses voitures assez chères, des petits prix dans des Lidl omniprésents, architecture d'après guerre. Joie!
A Pforzheim même, je remarque aussi le grand nombre de poubelles. Explication: une politique de tri des déchets particulièrement volontariste, avec 5 poubelles différentes dont 3 pour le verre (verre transparent, verre brun, autre verre). Dans le bus, je n'achète pas de billet, et de toute façon il est gratuit pour les étudiants (qui sont assez nombreux, avec une école de commerce, une école de design et une école technique), qui bénéficient en outre de très nombreuses facilités et d'offres avantageuses.
Et dans l'appartement de l'amie en question (partagé avec deux autres locataires fort charmantes au demeurant), des compteurs dans chaque pièce où de l'eau est susceptible d'être tirée.
Pas de doute. J'adore l'Allemagne!

dimanche 12 avril 2009

J'adore Pâques


... j'aime le chocolat...

samedi 4 avril 2009

Appalachian Mountaintop Removal

Qu'est-ce qui se cache donc derrière ce nom anglo-saxon? Une pratique des plus douteuses environnementalement parlant destinée à faire baisser les coûts d'extraction du charbon pour offrir au marché ce qu'il désire (un marché que l'on croyait révolu, mais non). Des entreprises telles que Massey préfèrent en effet délaisser l'extraction souterraine pour se servir directement à la surface. On déboise, on dynamite le site pour faire apparaître les veines de minerais, on se sert, puis on se débarrasse des gravats et de la terre dans les vallées. Un véritable carnage environnemental.

Des montagnes parmi les plus anciennes du monde sont sauvagement applanies, tandis que les écosystèmes des vallées sont presque réduits à néant. Une étude indique que 1 165 kmde cours d'eau de la région des Appalaches ont été enterrés sous les gravats entre 1985 et 2001. Cela ne présage rien de bon pour les années à venir. Si vous disposez de Google Earth, vous pourrez constater sans effort (il suffit simplement de cocher la case "Extraction minière à ciel ouvert dans les Appalaches", in "Sensibilisation mondiale") la catastrophe en marche. Concernant les habitants, on peut mettre à l'actif du MTR des cas d'asthme et de diarrhées, des intimidations de propriétaires récalcitrants qui refusent de se faire acheter leurs propriétés, la désertification des centres urbains isolés et les ravages de la mono-industrie (vous iriez installer un complexe touristique "vert" de montagne en face de pics applanis, vous?). Pire: cela se fait avec l'appui des pouvoirs publics: alors que Massey, pour ne citer qu'elle, est accusée de bafouer les droits des mineurs, les règlements environnementaux et d'acheter les juges, les autorités l'encouragent implicitement. Le dieu charbon créé de l'emploi, paie ses taxes, et fournit des terrains plats: sur d'anciennes mines ont déjà été implantés un golf et une prison. Mais à quel prix? Toute surface plane artificiellement créée par le MTR déverse quantité de déchets dans les vallées, interdit toute sorte de tourisme écologique ou de tourisme tout court, et donne à la région une très sale réputation.

Si, comme moi, cette situation vous choque VRAIMENT, c'est ICI que l'on se retrouve.

La croisade contre l'énergie fantôme


L'idée est présente un peu partout aujourd'hui: il faut réduire notre consommation d'énergie, et principalement d'énergie électrique. La principale voie pour y parvenir, c'est d'opter pour des appareils moins énergivores, et donc de fabriquer ces appareils. De ce côté-ci, les choses semblent s'améliorer. Reste cependant un problème important: l'énergie fantôme. Et cela concerne principalement (mais pas uniquement) les individus. Car c'est une chose de vouloir alléger sa conscience en éteignant toutes ses lumières une heure d'un jour déterminé, mais c'en est une autre de traquer ce monstre, qui représenterait près de 10% de la consommation énergétique des foyers dans l'Union Européenne (et près de 26% en Californie).

Qu'entend-t-on par "énergie fantôme"? Cette énergie bien réelle et bien prise en compte sur la facture EDF ou Poweo, mais qui n'a pas la moindre utilité pour les être humains, sinon l'économie de la fatigue. Je veux parler de l'énergie utilisée pour faire "fonctionner" les modes "veille" et "stand-by" de nos appareils électriques. L'énergie gaspillée est minime pour chaque appareil, mais quand on les additionne, on obtient un résultat annuel qui lui n'est pas si minime que cela. Et quand on sait que selon l'AIE chaque foyer des pays développés laisse en moyenne 20 appareils en veille en permanence, on mesure l'ampleur de ces petits "riens" (qui coûtent tout de même aux européens 7 milliards d'€ annuels! Cher, pour une économie de fatigue).

Les coupables, on les connaît: les téléviseurs et PC/Mac, sèche-linge, lave-vaisselle, Xbox/PSX/Wii, chaînes stéréo, décodeurs TV... Ces appareils pour lesquels la solution ne coûte rien, sinon un peu de sport supplémentaire: la MARCHE ARRÊT. Il existe aussi d'autres coupables, les vraiment vilains, dépourvus de tout bouton off: climatiseurs, micro-ondes, téléphones mobiles, chargeurs encastrés non-stop dans la prise. Solution? DEBRANCHER. Enfin, parlons des super-vraiment vilains, ceux sur lesquels nous autres pauvres individus n'avons que peu de prise: les appareils de bureaux (ordinateurs, photocopieurs, fax, téléphones, imprimantes) qui restent en veille les nuits et les week-ends. Pour ces derniers, ce sont les politiques des entreprises qui sont à revoir.

Autre solution: les campagnes de sensibilisation n'ayant que peu réussis à changer la donne, la Commission européenne a, en décembre 2008, adopté une nouvelle norme, obligeant dès 2010 les constructeurs de biens à destination du marché européen à produire des appareils ménagers et électroniques à ne pas dépasser en mode veille 1 ou 2 watts, puis moitié moins en 2013. Objectif de la Commission: -73% d'énergie fantôme à l'horizon 2020, et donc une économie annuelle de 5 milliards d'€ sur la facture énergétique des Européens. Un petit pas vers un monde meilleur?

P.S.: JE SAIS, la photo est sombre. Si cela vous êtes réellement myope, il s'agit d'un magnétoscope/lecteur DVD et d'un décodeur satellite mis en veille.

dimanche 15 mars 2009

le groupe PSE


(logo du PSE en tant que groupe puis en tant que parti européen, plus bas)

Ce groupe au Parlement est aussi un parti politique européen (ce qui complique les choses), fédérant de multiples partis nationaux. C'est le principal groupe d'opposition au Parlement Européen, avec 215 députés. Il réunit des partis socialistes, sociaux démocrates et travaillistes, et est lié (car je l'ai mentionné il s'agit aussi d'un parti politique européen) à l'Internationale socialiste (je ne vais pas m'attarder sur le sujet, on connaît tous mes opinions là-dessus, et si ce n'est pas le cas, se reporter aux articles anciens). A noter que le parti reste distant des communsites, ex-communistes, post-communistes et autres membres de l'extrême gauche, leur préférant notamment les Verts.


Les membres principaux (car il ne faut pas non plus rêver, je ne vais pas TOUS les mentionner) sont: le SPD (Allemagne), le SPÖ (Autriche), les différents PS (France, Belgique, Italie, Bulgarie, Hongrie,...), le PASOK (Grèce), Le Labour (Royaume-Uni), les Démocrates de Gauche (Italie),...
En plus, un lien: http://www.pes.org/fr


Le groupe PPE-DE


Ce groupe au Parlement européen se compose de 2 partis européens, eux-mêmes réunissant divers partis nationaux, le Parti Populaire Européen et les Démocrates Européens. Groupe majoritaire au parlement il détient actuellement 288 sièges sur 785. Voyons les partis affiliés (attention, ils sont nombreux) à chacun des 2 partis européens
  1. Le PPE

Il regroupe les partis démocrates-chrétiens et les partis conservateurs. CDU-CSU (Allemagne), UMP (France), ÖVP (Autriche), CDV et CDH (Belgique), PP et UDC (Espagne + Catalogne), Nea Dimokratia (Grèce), Rassemblement Démocratique (Chypre), Il Popolo della libertà, UDC et UDE (Italie), CSV (Luxembourg), Fine Gael (Irlande), CDA (Pays-Bas), DKF et KD (Danemark),... bref, je vais pas non plus tous les détailler :D Il faut juste savoir que le PPE regroupe la plupart des formations de droites des Etats membres dont l'UMP Française, la CDU-CSU d'angela Merkel ou encore le parti de Berlusconi...

  1. les DE

Les Démocrates Européens sont les partis qui de l'Union Démocrate Européenne qui n'ont pas voulu intégrer le PPE mais qui siègent dans le même groupe au parlement: le Parti des retraités italien, les Conservateurs et Unionistes d'Ulster du Royaume-Uni, et un parti tchèque.

Le problème du PPE-DE, véritable émanation de la droite parlementaire européenne, c'est justement qu'il regroupe parfois des mouvements de droite assez différents: deux partis peuvent avoir des conceptions différentes d'un pays à l'autre, et au sein du même parti national, on peut trouver des dissenssions (cas notamment de l'UMP en France). L'enjeux, pour la pérennité de la formation, sera donc de concilier les divergences parfois importantes. Exemple: le PPE-DE a abandonné une certaine vision fédéraliste pour accueillir les requêtes des conservateurs britanniques, suscitant le retrait de l'UDF, lequel a créé avec d'autres partis un nouveau parti européen (PDE), dont les députés élus siègent au sein d'un autre groupe au Parlement (ALDE) avec les députés de l'ELDR.

Il faut à présent vous donner un lien: celui des "priorités" du PPE-DE pour les élections européennes de début juin 2009: http://www.epp-ed.eu/Press/pdoc08/Priorities2008-2009_fr.pdf . A vous de choisir!

l'UE en pratique: les partis politiques et groupes au Parlement

Seul organe parlementaire de l'Union Européenne, le parlement européen comporte bien évidemment des partis politiques. Ces derniers se distinguent des partis politiques traditionnels, en ce sens qu'ils sont plus des groupements politiques, des alliances de fédérations nationales. Les délégations nationales et les députés sont susceptibles à tout moment de changer de groupe.
Les fédérations de partis sont fort logiquement apparues dans les années 1970, alors que se profilait l'élection au suffrage universel direct des membres du Parlement européen. Les nouveaux groupements politiques son reconnus par le Traité de Maastricht, tandis que leur rôle est institutionnalisé. Dans les années 1970 donc, les parlementaires des partis nationaux se regroupent pour former des fédérations de partis, prenant pour base les groupements informels déjà réalisés et existant au Parlement européen, et donnant naissance à ce que l'on pourrait appeler les "Big Three":
- les partis socialistes se regroupent au sein de l'Union des Partis Socialistes de la Communauté Européenne (5 avril 1974);
- le Parti Populaire Européen succède le 26 avril 1976 à l'ancienne Union européenne chrétienne démocrate de 1965;
- les libéraux constituent la Fédération des Partis Libéraux et Démocrates de la Communauté Européenne (mars 1976)
A côté de ces trois Grands, les régionalistes créent l'Alliance Libre Européenne (1978), suivis en 1984 par la Coordination européenne des Partis verts. Il faut aussi signaler la création de l'Union Démocratique Européenne (1978) par des partis de droite.
Voilà, à ce stade, les partis politiques européens sont nés. A l'occasion des élections de 1984, les fédérations ne se focalisent plus sur des questions nationales mais sur des questions européennes, et entrent dans une phase de stagnation. Leur renaissance s'opère dans les années 1990, après que le Traité de Maastricht leur ait reconnu un rôle important. l'Union des Partis Socialistes se mue en Parti Socialiste Européen (PSE), les libéraux optent pour la création du Partie Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR), les Verts préfèrent une fédération des partis verts européens. le mouvement de reconnaissance se poursuivra jusqu'en 2003, où un règlement, sans leur reconnaître de personnalité juridique, les définit et pose des conditions minimales pour bénéficier d'un financement.
Début 2004, on comptait 7 groupes au Parlement (en plus des non-inscrits), représentant les positions de partis européens ou sous-groupes un peu plus nombreux:
- PPE-DE (réunissant 2 partis européens, le PPE et les DE); parti majoritaire, on peut résumer en indiquant qu'il s'agit de la "droite" européenne.
- PSE (représentant le seul PSE); principal parti d'opposition, c'est la gauche gouvernementale réformiste européenne, réunissant les socialistes, travaillistes et sociaux démocrates.
- ALDE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe), réunissant 2 partis libéraux européens, l'ELDR et le PDE. 3e groupe politique le plus important.
- UEN (Union pour l'Europe des Nations). les souverainistes et eurosceptiques. Ne réunit pas de partis européens, c'est un simpe groupe au parlement réunissant cependant des partis nationaux.
- Verts/Alliance Libre Européenne; réunit 2 partis européens, le Parti Vert Européen et l'Alliance Libre Européenne.
- GUE/NGL; la Gauche Unitaire Européenne et la Gauche verte Nordique (2 partis européens)
- Groupe Indépendance/Démocratie; réunissant en théorie 2 partis européens eurosceptiques.
- les Non inscrits.

vendredi 13 mars 2009

De l'"affaire Total"

Total créé la polémique ces derniers temps. En effet, la major mondiale a annoncé des bénéfices importants pour 2008, avant d’officialiser un plan de réorganisation de son activité de raffinage (entraînant la suppression de 555 postes d’ici à 2013 sans licenciements). Période de crise oblige, le personnel politique est sur la brèche, avec des relents anticapitalistes décidément bien répandus, tant à gauche qu’à droite. Selon le leader du NPA, Olivier Besancenot, Total assassinerait purement et simplement l’emploi. Ce serait inadmissible et révoltant. Pour le PCF, en mal de visibilité depuis un an, cette attitude est scandaleuse, Marie-George Buffet proposant d’interdire les licenciements quand il y a versement de dividendes. Le Ps, quant à lui, la « logique financière » doit être dénoncée, tout comme d’ailleurs le double langage du gouvernement qui n’a pris aucune mesure contre licenciements alors que les dividendes sont versés. Selon Martine Aubry, ce serait même de penser que tout est permis. Mme Royal estime quant à elle que l’Etat devrait prélever les bénéfices de Total pour réinjecter ces derniers dans les énergies alternatives (il me semblait personnellement que Total acquittait l’impôt sur les sociétés, et même qu’il versait de l’argent aux Etats étranger au titre de ce même impôt…). A droite, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, juge lui aussi scandaleuse l’annonce suppression de postes. Il désirerait que le géant pétrolier ait une attitude « exemplaire » en matière d’emploi.

Il faut quand même objecter à tous ces parangons de vertu incitant à la conduite exemplaire de la part de Total quelques petites choses. Premièrement, à ceux qui versent des larmes de crocodiles devant cette soi-disant casse sociale, il n’est pas inopportun de répondre que le plan prévu par l’entreprise ne prévoit aucun licenciement, seulement des départs en retraite ou préretraite choisie, ou bien réaffectation ailleurs. C’est assez exemplaire, comme suppression de poste ; d’autres taillent directement dans l’effectif et licencient. On peut aussi évoquer le fait que les salariés de Total sont plutôt bénéficiaires des bons résultats de leur compagnie, au titre de l’intéressement. Deuxièmement, à ceux qui critiquent les suppressions de poste alors que les dividendes sont versés, il n’est pas inutile de leur rappeler que les actionnaires d’une entreprise ont pris le risque d’y investir leur argent, et donc leur épargne ; on voit mal comment les priver de dividende pourrait revêtir un quelconque aspect de légitimité, et on ne peut comprendre que l’on puisse tirer parti de ce que l’entreprise leur verse ce qui leur est dû pour inciter ladite entreprise à conserver des emplois. Le fait de dire « maintenez les emplois puisque vous faites des bénéfices et que vous versez beaucoup de dividendes » place les actionnaires en situation de profiteurs insensibles aux malheurs des pauvres employés risquant de ne pas être remplacés une fois parti en retraite ; c’est incohérent. Enfin, pour ceux qui réclament une exemplarité en matière d’emplois, il faudrait leur indiquer que le but fondamental d’une entreprise n’est pas de faire travailler, mais de générer des profits. Si l’emploi était la valeur fondamentale, pourquoi ne pas avoir conservé les mines de charbon ? Pourquoi avoir installé dans les usines des machines, plutôt que d’employer des travailleurs pour faire le travail à leur place ? Parce que cela n’a aucun sens économiquement parlant. En l’occurrence, Total procède à un ajustement dans son activité de raffinage. Les Français consomment moins de carburant, les nouvelles motorisations aidant ; pourquoi maintenir une capacité de raffinage égale ? Et donc si on ajuste les capacités de raffinage, on ajuste les emplois. Et, cerise sur le gâteau, sans licenciement. Que demander de plus ?

dimanche 22 février 2009

un article intéressant

Lu sur la Toile, et aussitôt recopié. Je remercie l'auteur, car son discours est différent de ce que l'on entend sans cesse.
Sujet : bravo

jeudi 5 février 2009 à 06:27 Je n'ai aucun mérite sur le choix du titre de mon article, c'est celui d'un film, mais qui résume bien à mon sens ce que je vis aujourd'hui suite à ce que d'aucuns appellent un "mouvement historique" et d'autres une "catastrophe économique"... Je fais bien sûr référence à la grève "fourre-tout" du LKP + Stations essence...
Pour? Euh dans un sens on peut le dire: oui... je suis d'accord avec le fait que tout est trop cher en Guadeloupe: les loyers (par rapport au bassin d'emploi si faible), les aliments, l'EDF, l'eau, les voitures, les fringues... Il n'y a que le rhum qui soit moins cher qu'en Métropole... pour le reste, il faut être riche, propriétaire, ou . fonctionnaire pour vivre convenablement en Guadeloupe...

Contre ? Oui, je suis contre la méthode utilisée... prendre en otage tout ou partie de la population d'une île, avec des revendications qui frisent l'utopie marxiste, et assurément qui témoignent d'une croyance en l'existence d'un Etat-Providence en France... Contre, aussi, cette stigmatisation du "blanc"... C'est simple, ça raille et ça rigole dès que l'on voit une photo du MEDEF avec en 1ere ligne des patrons, blancs de peau... mais pourtant bien d'ici, puisqu'ils crèent des emplois et génèrent des salaires (conséquents ou pas d'ailleurs, mais bien réels...)
Bien au contraire? Ben c'est ce que je viens d'expliquer plus haut ;)... mais je suis surtout contratrié, contrarié par cette pensée unique qui vient d'en bas, cette pensée unique qui veut que si tu n'es pas du même avis que la masse, tu es un con, un profiteur, ou un blanc... ça m'attriste cet engouement autour d'une stigmatisation du "méchant patron", "béké profiteur", et du pauv' neg victime... Je suis déçu, et je suis vraiment attristé...
Parce que de mon point de vue, il ya beaucoup de "noirs" en Guadeloupe qui sont blancs, sous plusieurs angles:
1. parce que moi qui suis métis: moitié français blanc, moitié ivoirien noir, (avec une moitié de vie en Afrique, et l'autre en Europe), et bien moi si je me mets à côté de bon nombre de guadeloupéens, je suis plus foncé qu'eux, donc plus noir... et réciproquement ils sont plus "blancs" que moi... Par exemple, je suis plus noir que DOMOTA, plus noir que LUREL, et plus noir que Moueza... donc, de mon point de vue, ils sont tous blancs...
2. Ils sont tous blancs, parce que lorsque je suis arrivé en France, fraîchement débarqué de ma Côte d'Ivoire natale, j'ai trouvé que ce qui caractérisait le mieux les blancs (du moins les français) c'était leur côté râleur.. Je trouvais qu'ils râlaient pour tout, sans jamais tenir compte de ce qu'ils avaient déjà, en en voulant toujours plus, et surtout, sans être prêt à fournir le moindre effort en contrepartie de ce qu'ils demandaient... La France, le pays des râleurs qui veulent tjs plus, et surtout qui attendent tout d'une entité suprême: L'Etat... De ce point de vue, oui je persiste et je signe, beaucoup de guadeloupéens qui se voient "noirs" sont bien blancs, et bien français! (Et très loin de l'Africain choisi comme référence...)

Et je trouve donc ridicule, voire stupide, pour ne pas dire débile ou primitif de stigmatiser le profiteur ou le patron comme un blanc... puisque tous sont blancs, plus blancs que moi, qui suis métis, mais plus foncé qu'eux tous... Mais en fait ils ont raison, car comme presque 80% de la Guadeloupe a du sang blanc, c'est la Guadeloupe entière qui est une "profiteuse", moi y compris puisque comme vous tous j'y vis, j'y gagne ma vie, je profite de l'abattement IR de 30%, des facilités offertes par la defisc, etc...

Et nous sommes tous des profiteurs à notre niveau: Les grands groupes de distri parce qu'ils margent comme des porcs... mais ils embauchent, et leurs salariés sont souvent mieux traités socialement que d'autres qui bossent dans des groupes détenus par des noirs... Les fonctionnaires, parce qu'ils gagnent 40% de + qu'en métropole, alors que les salaires du privés ne sont pas indexés sur la "vie chère" (imaginez un SMIC +40%, un RMI + 40%, des Assedic +40%, etc...). Donc les fonctionnaires sont des "profiteurs" du fait de leur statut et de leur propension à tout payer cher sans réfléchir... Ce sont eux qui dopent les prix de la consommation... ils dépensent sans compter, et qd ils n'ont plus de réserve, ils font des crédits... Ils engraissent la distri, les banques, et Soguafi, Crédit Moderne... Les petits artisans aussi sont des profiteurs, car ils alignent leurs tarifs sur la "pwofitasyon générale"...

Vous voyez où je veux en venir? Nous sommes tous le blanc de quelqu'un d'autre... Moi je suis celui des guadeloupéens "de base "parce que j'ai un esprit d'entreprise" et que je suis contre les grèves terroristes.. Mais le guadeloupéen de base est aussi mon blanc, parce qu'à mon sens, comparé à mes demi-frères africains, il est pourri gâté et il râle toujours, sans jamais vouloir rendre certains de ses avantages au système... il a le RMI, le RSA, les Assedic, son SMIC, ses bourses d'études, son école gratuite, son passeport européen, son Euro fort, et sa grande gueule à la française, improductive et nihiliste, avec une vue à très court terme... Mais en parachute, il a aussi ses terrains, qui valent une fortune, hérités de sa famille, mais que jamais il ne vendra pour tenter sa chance, tellement il a peur du risque et attend tout de son cher Etat Providence, sans jamais prendre de risque... ( Le Libanais, l'Arménien, Le Juif, le Chinois, eux ont tous pris des risques, en fuyant un pays, une guerre, un système, pour tout risquer dans des business qui les ont rendus prospères, ici en Guadeloupe... quand le Guadeloupéen n'a rien fait, et les traite maintenant de profiteurs...Oui oui, le guadeloupéen de base est mon "p'tit blanc à moi", pantouflard et inconscient de la situation mondiale... comparable à mon bon paysan raciste et xénophobe du fin fond de la Creuse, qui vote FN sans avoir vu le moindre arabe ou noir... mais aussi comparable à mon frère africain qui fait de la sorcellerie pour ne pas que son voisin d'une ethnie différente réussisse mieux que lui...

Voyez quel est le niveau de ce débat "blanc" , "profiteur", "entrepreneur", ça vole très bas, n'est-ce pas... Et ne me dites pas que vous croyez en la main providentielle de l'Etat... laissez moi rire! Votre 1er ministre vous l'a dit, il est en "faillite"... alors évidemment ils vous font des promesses... mais c'est de la poudre aux yeux, et vous finirez par tout rembourser avec les intérêts... si ce n'est vous, vos enfants, et vos petits-enfants. L'argent n'est plus à l'Etat, il appartient au capitaliste... Et si l'Etat restreint trop ses libertés, le capitaliste se barre, avec son capital et ses emplois... et il vous laisse sur le carreau... (Mital, Ford, Tefal, Amora, les exemples sont légions ds l'actualité)

Si le travailleur guadeloupéen prône la révolution bolchévique, il n'obtiendra que la fuite de son entrepreneur quelle que soit sa couleur (béké, blanc, chinois, juif, même noir !) Parce que les petits paradis friqués sont légion dans le monde: Dubaï, Hong-Kong, Macao, Bali, Australie, Maurice, Saint Domingue, etc... Voilà, je ne veux donner de leçons à personne, juste essayer de montrer le monde sous son éclairage réel, l'Etat ne peut rien pour nous et il ne peut contraindre aucun entrepreneur à long terme... juste à court terme, le temps que ce dernier déménage vers un nouveau paradis...

Non, ne me dites pas "l'entrepreneur n'a qu'à se barrer, on fera sans lui..." mdr!!! non mes amis, ça c'est du rêve indépendantiste pour des pays émancipés dans les années 60, et qui eux ont de vraies richesses naturelles exploitables, et exportables... Résulat 50 ans plus tard: prenez donc un billet pour n'importe quelle destination d'Afrique noire... ça vous économisera une erreur fatale... ah, si on n'a pas de ressources naturelles exploitables?.. n'allez pas loin: Haïti vous tend les bras (lol)

Réveillons-nous les amis: la Guadeloupe autarcique, qui n'a besoin de personne, et qui décide unilatéralement de mesures de relance du pouvoir d'HA avec l'argent du contribuable métropolitain (le comble...) c'est une chimère...

Une lueur d'espoir pour finir cet article trop noir? envoyez donc vos enfants (si vous en avez) à l'école, donnez leur goût du risque, l'envie d'investir, et d'influencer leur destin sans attendre du sauveur (Etat) une solution facile... c'est le plus grand service que vous pouvez leur rendre, à eux, et à vous-même...

Et arrêtez donc de grâce, de tout ramener à la couleur de peau, ou à une vulgaire question d'égalitarisme... Plus personne n'a envie de bosser pour ceux qui ne veulent rien foutre... la Guadeloupe, c'est comme partout, le chacun pour sa gueule... à tous les niveaux... Seulement, quand tu es riche tu as tendance à être + à droite qu'à gauche, parce que tu as + de choses à perdre qu'avant... c une constante de la race humaine.

Bonne reprise du boulot les amis.. et si vous n'aimez pas la façon de manager de votre employeur, démissionnez, allez voir ailleurs, et si vous avez le cran, hypothéquez tt ce que vous possédez et montez une boîte concurrente si vous êtes si doués que ça... Si vous n'avez pas de capital?... Référez vous aux chinois, juifs et autres... quittez votre petite île paradisiaque et trouvez un eldorado qui vous tende les bras... il est là le véritable engagement.

Amicalement,

vendredi 20 février 2009

La Guadeloupe en otage, hier comme aujourd'hui

Coup de chaud sur la Guadeloupe. Un collectif aux accents populistes paralyse depuis plusieurs semaines le département, en pleine saison touristique, mettant à mal le poumon économique du territoire. Des barrages, des émeutes, visites dissuasives des hommes du collectif LKP (quels charmants personnages tout de même ! De vrais tribuns de la plèbe mode XXIe siècle, le prestige latin en moins) aux commerçants pour les forcer à baisser le rideau, références communautaires qui ne peuvent que jeter de l’huile sur le feu (« la Gwadloup sé ta nou, la Gwadloup sé pa ta yo »),… Il faut aussi ajouter au bordel ambiant la mort d’un syndicaliste et plusieurs automobiles calcinées (ils ont le droit, la Guadeloupe est à eux apparemment). Et un homme, Elie Domota, fier leader anticolonialiste pétri de marxisme, grand dénonciateur des descendants de colons devant l’Eternel mêlant volontiers son discours d’autonomisme et de réaction anti-blancs (« eux »…), le nouveau messie du peuple guadeloupéen en lutte contre la vie chère, et, accessoirement, pour son indépendance (selon lui). Bref, un joyeux bordel.

Comment sortir de cette situation pour le moins problématique ? Premièrement, en rétablissant l’ordre, c'est-à-dire en réduisant à néant le problème conjoncturel (si cela pouvait passer par une mise au placard de M. Domota et de sa clique, croyez bien que je ne m’en plaindrais pas). Et deuxièmement, en apportant des réponses concrètes, utiles, pérennes à des problèmes structurels, et non en annonçant des mesures inefficaces pour acheter une paix sociale purement apparente. Comme on peut le comprendre aisément, l’Etat a choisi la seconde solution. Le LKP dénonce la vie chère (et en effet, les prix à la pompe sont restés très élevés, alors même que le prix du baril a été divisé par trois ; de même, en 2008, la viande était au minimum 25% plus chère qu’en métropole, les légumes de 100 à 160%. Le coût de la vie en général était de 35% supérieur à la métropole), réclamant une revalorisation de 200€ des bas salaires, et surfe sur la crise sociale (22,7% de chômage en 2007, une non-ouverture dénoncée du patronat aux Guadeloupéens d’origine africaine et indienne,…) Pour y répondre, la solution étatique envisagée a donc été de mettre plus de moyens, de noyer le département sous des aides supplémentaires, histoire de calmer le jeu rapidement et honorablement.

La Guadeloupe mérite cependant mieux que cette économie de rentes et d’avantages acquis. Une petite minorité de familles profite de monopoles imposant à l’île des biens essentiellement métropolitains à des prix inimaginables et mettant à mal le principe de concurrence (6 familles se partagent le marché de l’hôtellerie et de la distribution de l’île), les aides déversées par l’Etat découragent l’activité, la fiscalité prend un caractère confiscatoire et pénalisent des entreprises déjà découragées par les monopoles familiaux, et la population active comporte de nombreux fonctionnaires bénéficiant de primes sur leurs salaires.

Pourquoi ne pas donner plus de liberté aux Antilles ? Pourquoi ne pas permettre à l’Etat de casser les monopoles familiaux qui influent à la hausse sur les prix (il gagnerait en estime), de réduire les subventions qui fixent l’activité dans un carcan qui l’étouffe, au grand désespoir de Guadeloupéens rejetant la faute sur l’ensemble d’une communauté ? Pourquoi ne pas éliminer dès maintenant quantité de blocages qui pourrissent l’économie locale ? Ce serait bien plus efficace, bien moins coûteux et surtout plus adapté. Malheureusement, l’Etat préfère continuer de verser une manne qu’il amplifie, dont il adresse la facture aux contribuables en retour, et en viendra peut-être un jour à établir des quotas à l’emploi pour tenter de réparer une situation qu’il laisse perdurer par peur de la liberté, quitte à figer dans un nouveau carcan la société.